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12 août 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

L’AEC en pilotage d’aéronefs octroyé à l’École d’aviation de Rouyn-Noranda

La formation pourrait toujours avoir lieu à Val-d’Or

École d'aviation de Rouyn-Noranda

©École d'aviation de Rouyn-Noranda

Le programme en pilotage d’aéronefs sera offert par l’école d’aviation de Rouyn-Noranda.

Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue a décidé d’octroyer le contrat pour la formation pratique et théorique de l’AEC en pilotage d’aéronefs à l’École d’aviation de Rouyn-Noranda. La formation pourrait toujours avoir lieu dans le secteur valdorien malgré cela.

Si l’appel d’offres a été proposé aux écoles d’aviation pour offrir la formation à Rouyn-Noranda ou Val-d’Or, il l’a été pour une raison fort simple: respecter le budget octroyé par le ministère de l’Enseignement supérieur. 

«On a le devoir d’aller chercher le meilleur prix possible. Quand on regardait le budget, avec l’appel d’offres seulement à Val-d’Or, on se retrouvait à faire un déficit. On veut offrir la formation, mais pas en faisant un déficit. On a tenté de trouver un moyen d’en faire un moins gros ou, à tout le moins, de réaliser un léger surplus. C’est pourquoi nous avons inclus Rouyn-Noranda. C’est une décision purement financière», a évoqué le directeur général du Cégep, Sylvain Blais. 

L’établissement collégial a reçu deux soumissions conformes. Le plus bas soumissionnaire était l’École d’aviation de Rouyn-Noranda. «On gère des deniers publics et on a la responsabilité de trouver la meilleure solution. Si on fait un déficit pour un AEC, ce sont d’autres services à nos étudiants qu’on ne peut pas leur offrir», a précisé M. Blais. 

Une volonté toujours présente 

Le directeur général du Cégep a réitéré sa volonté que ce programme soit offert au campus de Val-d’Or. Des discussions en ce sens ont lieu avec les partenaires. «Il y a encore des pistes de solution qui sont sur la table pour offrir cette formation à Val-d’Or: soit on augmente le nombre d’étudiants, qui est présentement de quatre, soit la communauté valdorienne couvre la différence pour éviter un déficit trop élevé», a-t-il soutenu. 

«On va les rencontrer dans les prochains jours pour leur démontrer tous les efforts en recrutement que nous avons fait. Si on en a oublié un, on va le faire. Mais on est aussi en mesure de voir l’écart de prix maintenant. On va discuter avec eux», a-t-il ajouté. 

M. Blais rappelle que la communauté valdorienne était au courant de la situation financière du projet. «Elle était consciente depuis la mi-mai qu’on avait cette préoccupation de coûts. On a prolongé nos périodes de recrutement et on n’a pas attiré plus de quatre étudiants», a-t-il fait valoir. 

Le ministre responsable de l’Abitibi-Témiscamingue, Pierre Dufour, s’était offusqué sur les ondes de TVA Abitibi. Celui qui est également député d’Abitibi-Est avait insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’un enjeu monétaire et qu’il se demandait à quel jeu jouait le directeur général d’un Cégep «d’une région qui s’appelle Abitibi-Témiscamingue». 

«Je ne me prononcerai pas sur les actions ou les paroles du ministre de la région à mon égard ou à l’égard du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. On a pris la meilleure décision financière pour notre établissement. Politiquement, elle est peut-être difficile à accepter, mais on travaille à trouver des solutions», a répondu du tac au tac Sylvain Blais 

Le CA en accord 

Le président du conseil d’administration du Cégep, Guillaume Marquis, a appuyé le directeur général. «Je suis tout en fait en accord avec la décision de Sylvain Blais d’avoir rendu possibles les dépôts de projets à Rouyn-Noranda. Il va de soi que le Cégep doit démarrer le programme en respectant l’enveloppe budgétaire du ministère de l’Enseignement supérieur. Cette décision, bien qu’elle soit controversée, s’est prise dans le but d’assurer une bonne gestion des fonds publics», a-t-il indiqué. 

Notons que le recrutement pour les étudiants autochtones de ce programme se poursuit encore pour les prochaines semaines. Rappelons que cet ajout aux programmes de formation du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue découle d’un partenariat entre l’établissement régional, le Cégep de Chicoutimi, le Centre québécois de formation en aéronautique (CQFA) et des partenaires de la région. 

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