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Élections fédérales 2021

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17 août 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Sébastien Lemire, déjà en campagne

Le député sortant se promet une nouvelle fois de visiter chaque village de la région

Sebastien_Lemire

©Équipe Sébastien Lemire

Le député sortant Sébastien Lemire était déjà l’œuvre pour poser ses pancartes. Il souhaite obtenir un deuxième mandat pour représenter les citoyens de l’Abitibi-Témiscamingue.

Député d’Abitibi-Témiscamingue depuis deux ans, Sébastien Lemire est de retour sur les routes de la région afin d’aller à la rencontre de la population en raison du déclenchement des élections fédérales. Les pancartes du candidat du Bloc Québécois n’ont d’ailleurs pas pris beaucoup de temps pour se retrouver sur les poteaux.

Fidèle à lui-même, le régionaliste se promet de visiter chaque village de sa circonscription. «C’est encore mon objectif pour cette campagne comme la précédente. Je veux profiter de la campagne pour rattraper le temps perdu avec la pandémie. Je veux aller à la rencontre des gens», a-t-il évoqué.

Il reste cependant amer vis-à-vis ce déclenchement d’élections. «Je suis loin de trouver qu’une campagne électorale est une bonne idée en ce moment. Je dirais même que c’est un déclenchement irresponsable. J’aurais voulu finir mon mandat de quatre ans. Les projets de loi avançaient», a-t-il fait valoir.

De voir ces différents projets de loi qui lui tenaient à cœur mourir au feuilleton le déçoivent au plus haut point, comme celui sur la protection des régimes de retraite des travailleurs en cas de faillite d’une entreprise, celui sur la protection de la gestion de l’offre ou encore celui sur la radiodiffusion afin de protéger les créateurs et les médias vis-à-vis les grandes sociétés du web.

Toutefois, la mort du projet de loi sur l’amélioration de l’assurance-chômage en cas de maladie grave le touche encore plus que les autres. Ce projet aurait permis de faire passer la période de prestations de 15 semaines à 50 semaines. «Quand les gens sont malades, ils n’ont pas nécessairement à vivre avec ce stress de possiblement perdre leur emploi. Tu ne peux pas toujours retourner au travail après seulement 15 semaines», a confié le député sortant.

«Je suis loin de trouver qu’une campagne électorale est une bonne idée en ce moment. Je dirais même que c’est un déclenchement irresponsable. J’aurais voulu finir mon mandat de quatre ans. Les projets de loi avançaient» – Sébastien Lemire

Un mandat marquant

Son mandat de deux ans aura été marqué par l’arrivée d’une crise mondiale. Un des moments les plus intenses demeure le rapatriement de gens de la région au pays. «J’ai senti que je pouvais faire une différence. Ce fut de longues journées, pratiquement 24 heures sur 24. J’avais vu passer le tweet du ministre des Affaires étrangères, François-Olivier Champagne, qui demandait aux Canadiens de revenir le plus vite possible. On avait mis en place un formulaire pour les gens de la région qui avaient des proches à l’extérieur. Ce fut une opération monstre d’aider à coordonner le tout», a-t-il indiqué.

Il est aussi heureux d’avoir vu le dossier d’Internet haute vitesse cheminer. «Pour moi, c’est un service essentiel qu’on doit fournir à nos citoyens. Je suis content que le fédéral ait transféré l’argent à Québec pour que celui-ci attribue les montants pour finalement brancher les gens de la région», a-t-il mentionné.

Et, au cours des dernières semaines, l’argent fédéral a plu sur la région. «C’est une belle ironie parce qu’on va se faire dire qu’on doit voter du bon bord dans les prochaines semaines après avoir reçu 25 M $ dans une circonscription bloquiste. Cette ligne, de voter du bon bord, est absurde. C’est comme le ministre du Patrimoine, Steven Guilbeault, qui dit qu’on a reçu le montant le plus élevé de son enveloppe. Ben… merci!», a lancé Sébastien Lemire.

Des priorités régionales

Parmi les priorités régionales, le député sortant tient à continuer à surveiller le dossier de NAV Canada, qu’il considère critique pour le développement de la région. «On ne peut pas donner 15 M $ pour agrandir l’aéroport de Rouyn-Noranda et ne pas être en mesure de garantir une présence de nuit. Il y a un statut particulier à maintenir pour l’Abitibi-Témiscamingue», a-t-il signalé.

La pénurie de main-d’œuvre est aussi un dossier sur lequel il souhaite se pencher. «Il faut attirer les travailleurs, mais aussi les retenir. C’est un défi en soi. Pour ça, il faut une qualité de vie et des services présents sur place en région», a-t-il soutenu.

«Quand je pense aux services fédéraux, je ne peux pas comprendre qu’une personne qui s’installe ici ne puisse prêter serment pour la reine ici ou faire ses tests biométriques en région. Les immigrants doivent se rendre à Ottawa, Montréal ou Gatineau. Ça coûte de l’essence, des chambres d’hôtel et des repas en plus des jours de congé qu’ils doivent prendre», a-t-il ajouté.

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