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03 septembre 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Gab Paquet: le plaisir coupable du FME

Hommage à une période un peu oubliée de la musique québécoise

Gab Paquet

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Gab Paquet a séduit les festivaliers rouynorandiens.

Quelque part au fin fond de Rouyn-Noranda, sous les cheminées de la Fonderie Horne, au Diable Rond, bon nombre de festivaliers ont pu enfin laisser aller leur amour pour la chanson de charme québécoise qui a tant fait vibrer le Québec à une certaine époque. Avec la douce voix de Gab Paquet, ils ont redécouvert la délicieuse mélodie de ces plaisirs coupables.

Avec sa coupe Longueuil, son style de crooner des années 80 et sa moustache, Gab Paquet pourrait avoir l’air de parodier ce style de musique. «Si je les parodiais, j’exagérerais tous les traits. Pour moi, c’est un hommage que je fais. C’est un pan de la culture qu’on a digéré. Personne ne fait plus ça», a-t-il lancé.

«Pour les oreilles non réchauffées, ça peut paraître risible, mais je n’essaie pas de faire une parodie. Les Daniel Lavoie, Claude François, moi, je les aime», a-t-il continué.

«J’ai des balades un peu comme les BB. Pour moi, ces classiques m’inspirent. Je veux faire des chansons aussi bonnes, sinon meilleures», a-t-il ajouté.

Un spectacle de Gab Paquet est un aller simple vers le kitsch, le quétaine et les clichés. «Je joue sur ça, mais je dévoile de vraies émotions d’une façon autre. Ça passe par la mise en scène, l’esthétique, on offre un spectacle avec la totale», a-t-il souligné.

Éviter de renier

L’artiste cite quelques influences. «L’album Vue sur la mer de Daniel Lavoie, moi, j’ai tripé dessus. J’adorais les arrangements musicaux. Mais j’ai entendu une entrevue et il avait l’air de renier ce son-là. Pourtant, c’était bon. Prince ne renierait pas son son des années 80 parce que c’était ça», a fait savoir Gab Paquet.

«J’ai des amis australiens à qui j’ai fait découvrir l’album Trou dans les nuages de Michel Rivard. Je comprends qu’il ne veuille plus jouer ça, mais ce n’est pas pu bon. Il faut respecter les époques, le style. Rien n’est jamais pu bon», a-t-il ajouté.

Les arrangements musicaux de ces chansons à l’eau de rose sont, selon lui, au service du texte. «Les textes étaient très littéraires, mais la musique était au service de la chance un peu comme ma chanson Coach de vie, qui est une chanson un peu plus sportive par son rythme», a-t-il expliqué.

D’autres influences sont aussi des pans de la culture québécoise d’une certaine époque. Sa chanson 1-800-666-SEXE en témoigne. «Elle me vient des années 2000. À partir de minuit, tu avais la ligne érotique. Le son de l’époque était un peu le new métal. C’était l’époque des Backstreet Boys», a-t-il fait valoir.

Développer un style

Gab Paquet assume pleinement son style. «Dans la vie, on est un peu mouton. Si quelqu’un le fait, on va le faire. Moi, je m’en fous. Je m’habille comme je veux. Quand j’ai fait ma coupe Longueuil il y a 6 ans, on me disait que ça n’avait pas de sens. Aujourd’hui, c’est rendu cool. C’est un cycle», a-t-il évoqué.

S’il a choisi d’aller vers la chanson de charme, Gab Paquet confie avoir écouté son public. «Je suis un mélomane. J’écoutais du Black Sabbath et du punk. Mais la façon que je chante, c’est la chanson de charme. Il faut que tu écoutes le public vis-à-vis toi. Quand je faisais des spectacles, les gens revenaient pour certaines raisons, dont mes chansons plus à l’eau de rose», a-t-il mentionné.

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