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05 septembre 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Emma Beko: la douceur de Blue

L’anxiété au cœur de son projet

Emma Beko

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Emma Beko a fait découvrir son nouvel album Blue au public du FME.

Après 10 ans au sein du groupe Heartstreets, la rappeuse Emma Beko était de retour au FME en Abitibi-Témiscamingue pour présenter son nouveau projet solo, Blue.

Même s’il s’agissait d’un troisième passage au FME, Emma Beko était heureuse de retrouver le public témiscabitibien. «Pour moi, c’est comme la première fois. C’est complètement différent. C’est vraiment excitant et j’avais hâte de partager ça en live ce que j’ai travaillé dans le cocon du studio», a-t-elle soutenu.

Elle a offert un spectacle empreint de sa touche personnelle au QG le 4 septembre chantant ses plus récentes compositions comme Demo, MHS et Party.

Plus personnel

Dans un album plus personnel, l’artiste montréalaise s’est livrée un peu plus. «Ça faisait 10 ans que j’étais avec ma meilleure amie avec Heartstreets. On s’est découverte en musique ensemble. J’avais envie de voir ce que j’étais capable de faire par moi-même. De faire la musique sans compromis, avec ma vision. C’est comme un next chapter», a-t-elle confié.

«L’anxiété est vraiment un thème important dans ce projet. Je l’avais terminé avant la pandémie. En duo, je n’avais pas tant écrit sur ça. En solo, je pouvais vraiment parler de mes petits démons», a-t-elle ajouté.

Pour l’épauler, elle a travaillé avec Beau Geste (Jean-Philippe Lefrançois) pour la production de son album. «Soniquement parlant, il y a plein de chansons de rap ou de hip-hop qu’on aimait. On a connecté right away», a soutenu Emma Beko.

Le duo s’est inspiré l’un et l’autre. «J’écris sur la musique. On était au studio et il travaillait sur des beats et j’écrivais au fur et à mesure. On était un peu en symbiose», a révélé l’artiste.

Grandir dans la marge

Chantant en anglais, Emma Beko s’est frayée un chemin dans la marge. La possibilité d’atteindre les radios commerciales, à l’époque, était pratiquement impossible. «C’est vraiment bizarre. Avec Heartstreet, j’étais fâchée. J’en voulais à mes peers qui rappaient en français. Je ne leur en voulais pas à eux, mais ça me faisait chier de voir les opportunités qu’ils avaient», a-t-elle avoué candidement.

«Mais, en vieillissant, je ne trouve plus ça important. Je me concentre à faire de la bonne musique que mon public va apprécier», a-t-elle ajouté.

Elle a tout de même réussi à dépasser le million d’écoutes sur Spotify pour son projet solo. «Dès que la pandémie va finir, je veux voyager et faire découvrir Blue. Je veux répandre ma musique. Au Québec, quand tu es un outsider, que tu as du succès à l’extérieur, on t’embrace», a-t-elle fait valoir.

Elle s’est décrite comme une outkast. «Même dans mon style de rap, je ne suis pas dans le classique. Je ne rentre pas dans une catégorie.»

Le rap dans les veines

L’artiste a trouvé sa voie dans le rap. «J’ai grandi avec. C’est la première musique qui m’a parlé. Les voix, le texte, la culture hip-hop, c’était une grande partie de moi. J’adorais cette culture-là. Je feelais ça naturellement. Je pouvais écrire des poèmes et les chanter», a-t-elle raconté.

Elle est récemment retombée dans ses premières vidéos publiées sur YouTube où elle avait à peine 16 ans. «C’est tellement mauvais et ackward. Mais, en même temps, c’est bébé Emma. Ça fait partie de ma croissance. Mais c’est en pratiquant et en essayant que je suis ce que je suis aujourd’hui. Il n’y a pas de shame à ça», a-t-elle fait valoir.

Dans les dernières années, les femmes dans le rap ont eu de plus en plus une plateforme. «Il y a toujours eu des femmes qui rappaient. Dans un évènement, j’étais la seule fille invitée récemment sur 16 rappeurs. Ce n’est pas parce que je suis la seule fille qui rappe. Mais je pense qu’on avait moins d’opportunité. Maintenant, il y a de plus en plus de femmes dans les hautes sphères et ça ouvre des opportunités», a-t-elle expliqué.

«Je ne pense pas que les filles doivent se sentir intimidées par le milieu. Faut seulement être authentique. Je fais mon rap et mes chansons qui sont real à qui je suis. Je parle de ma vérité. Je fais ma musique parce que c’est ça que j’aime», a-t-elle ajouté.

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