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23 septembre 2021

Aline Essombe - aessombe@lexismedia.ca

Senneterre : le CISSS-AT reste sur ses positions

Les services resteront partiellement fermés

infirmières CISSSAT FIQ SISSAT

©Photo: Archives - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Les incitatifs promis par Québec sont encourageants pour le CISSS-AT, qui attend de pouvoir embaucher plus d’infirmières dans la région.

Le CISSS-AT affirme avoir « fait des choix » en maintenant sa décision de fermer partiellement le service d’urgence au Centre de santé de Senneterre.

En point de presse cet après-midi (jeudi), le CISSS-AT (Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue) est revenu sur la crise qui frappe la municipalité de Senneterre. Le 17 septembre, des manifestations ont eu lieu dans la municipalité pour protester contre la fermeture partielle de l’urgence. Cette décision a provoqué l’inquiétude et la colère des citoyens.  

De son côté, le CISSS-AT considère qu’il est préférable de maintenir les mesures actuelles et de réorganiser les services. «Présentement, on n’a pas suffisamment d’infirmières pour maintenir notre offre de services tels qu’on le souhaiterait», a d’abord expliqué Caroline Roy, présidente et directrice générale du CISSS-AT.  

Une urgence à trouver du personnel 

Mme Roy a insisté sur le fait que le plan de contingence n’a pas suffi à éviter la crise. Ce plan devait permettre d’organiser les différents services, de manière à éviter toute pénurie. Mais la PDG estime que le CISSS-AT ne peut relever ce défi autrement qu’en coupant dans les heures d’ouverture de l’urgence de Senneterre.  

«On a fait des choix, on a réduit effectivement notre offre de services. Pour certains, on va effectivement faire des ruptures temporaires de services comme à l’urgence de Senneterre au niveau d’une rupture partielle. Mais tout ça dans l’objectif de ramener nos effectifs, donc de déplacer nos infirmières réellement dans nos services les plus critiques», a indiqué Caroline Roy. 

«Ce n’est pas juste une question d’argent, c’est une question d’organisation de travail, c’est une question de planification dans les horaires, on le sait bien. C’est ce que les employés partout dans le réseau nous disent»   Caroline Roy 

Le gouvernement à la rescousse 

En début d’après-midi (jeudi), le premier ministre du Québec, François Legault, était en point de presse pour annoncer des mesures d’exception visant à attirer des infirmières dans les hôpitaux publics en manque de main-d’œuvre. Le premier ministre a promis 18 000 $ de prime sur un an à chaque infirmière qui accepterait de travailler à temps plein dans certaines régions du Québec, dont l’Abitibi-Témiscamingue, où il manquerait 240 infirmières, selon le CISSS-AT. 

Caroline Roy parle d’une «belle nouvelle» qui pourrait changer la donne du côté de Senneterre, si toutefois celle-ci apporte des réponses dans les deux prochaines semaines. «Ce n’est pas juste une question d’argent, c’est une question d’organisation de travail, c’est une question de planification dans les horaires, on le sait bien. C’est ce que les employés partout dans le réseau nous disent, y compris nos infirmières, nos infirmières auxiliaires et nos inhalothérapeutes ici en région. Donc, l’objectif est le bon», a-t-elle mentionné. 

L’urgence de Senneterre restera donc fermée pendant 8 à 12 heures par jour, et ce, jusqu’à ce qu’il y ait plus de professionnelles de la santé dans la région. «Si on a de nouvelles personnes qui intègrent le réseau, qui viennent travailler au sein de nos installations, oui, toutes les mesures qu’on va annoncer vont vraiment être d’une durée beaucoup plus limitée», a ajouté la PDG du CISSS-AT. 

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