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24 septembre 2021

Aline Essombe - aessombe@lexismedia.ca

Les CPE mécontents

Manifestation devant les bureaux de Suzanne Blais

AE-ManifestationCPE

©Aline Essombe - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Une centaine de travailleuses en services de garde ont fait le déplacement pour exprimer leur volonté de renégocier leur convention collective, ce matin (24 septembre) au centre-ville d’Amos.

Les travailleurs des CPE d’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec en grève n’ont pas réussi à rencontrer la députée Suzanne Blais ce matin (vendredi), alors qu’ils étaient une centaine devant ses bureaux au centre-ville d’Amos pour protester contre leurs conditions de travail. 

Ce n’est que partie remise pour la CSN, qui réclame aussi de meilleurs salaires par les éducatrices en services de garde. En fait, dès le mois de juillet, il a été question pour les travailleurs des CPE de la région, à travers la Confédération des Syndicats Nationaux (CSN), d’organiser 10 jours de manifestations dans toute la province, pour exiger que des solutions soient trouvées face aux défis de la surcharge de travail, ou encore de conditions salariales.  

Plus de financement en éducation 

Roxanne Brassard, vice-présidente régionale pour la Fédération de la Santé et des services sociaux (FSSS) affiliés à la CSN pour l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-duQuébec, a déclaré pendant la manifestation attendre les mêmes investissements que ceux faits la veille par Québec en santé. Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux, annonçait un portefeuille d’un milliard $ pour payer des primes de 12 000 à 18 000 $ aux infirmières qui accepteront de travailler à temps plein (18 000 $ pour celles en Abitibi-Témiscamingue). 

«Si on fait une comparaison, lors des négociations du secteur public, le gouvernement disait ne pas avoir d’argent. Tout récemment hier (jeudi), ils ont annoncé des primes et des bonus énormes pour la pénurie d’infirmières, a fait remarquer Roxanne Brassard. Il a sorti de l’argent, des enveloppes qu’il n’y avait pas, donc on s’attend et on espère avoir aussi notre part pour l’enveloppe», a-t-elle ajouté.  

«Il (le gouvernement) a sorti de l’argent, des enveloppes qu’il n’y avait pas, donc on s’attend et on espère avoir aussi notre part pour l’enveloppe»   Roxanne Brassard 

D’autres manifestations possibles 

La vice-présidente régionale de la FSSS-CSN rappelle que le syndicat négocie depuis 18 mois pour une convention collective équitable entre tous les secteurs du milieu. Par exemple, présentement, en Abitibi-Témiscamingue, et selon le CSN, une technicienne en service de garde gagnerait environ 29 $ de l’heure, contre environ 25 $ de l’heure pour une éducatrice en garderie, alors qu’elles ont reçu la même formation.  

Corinne Dumont, manifestante venue de Matagami, espère voir des améliorations et réclame de meilleures conditions de travail. «On est tannés de se faire niaiser et d’avoir des salaires de crève-faims!», a-t-elle dénoncé.  

Bien qu’aucune rencontre n’ait été possible aujourd’hui (vendredi) avec la députée Suzanne Blais, la CSN et Roxanne Brassard ne comptent pas s’arrêter là. D’autres rencontres sont prévues la semaine prochaine, mais aussi d’autres journée de grève au besoin. 

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