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30 septembre 2021

Aline Essombe - aessombe@lexismedia.ca

Une Journée de vérité et de réconciliation qui n’est qu’un début

Beaucoup de choses restent à faire, souligne Richard Kistabish

UMR autochtones

©Photo UQAT

Richard Kistabish estime que cette première journée de commémoration en l’honneur des victimes des pensionnats autochtones est un premier pas vers des initiatives plus concrètes à long terme.

La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation célébrée aujourd’hui (le 30 septembre) n’est que le point de départ d’un processus qui doit prendre du temps, selon le survivant des pensionnats Richard Kistabish, ancien chef de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan. 

Le Canada commémore aujourd’hui les victimes des pensionnats autochtones, en décrétant une journée fériée dans tout le pays. Cette journée est pour Ottawa l’occasion de plusieurs événements, comme la journée du chandail orange, ou des événements éducatifs pour les élèves de 5e année. 

Pour Richard Kistabish, président et co-fondateur de l’organisme Minwashin (voué à la promotion et au développement de la culture algonquine), cette toute première journée de commémoration doit annoncer d’autres initiatives porteuses. 

«Ma voix a finalement été entendue, si je peux m’exprimer ainsi. Nous étions quand même plusieurs lorsque nous avons commencé à parler de ces choses-là, de ce qui nous est arrivé dans les pensionnats», commence-t-il par rappeler.  

Un travail de longue haleine 

M. Kistabish avait témoigné des drames des pensionnats il y a déjà plusieurs décennies. «Avoir un jour férié aujourd’hui, c’est un nouveau départ, c’est vraiment tout petit comme point de départ, c’est vraiment juste le commencement de quelque chose qui va devenir plus gros et plus grand», souhaite Richard Kistabish, non sans prévenir que cette démarche doit prendre du temps. «Chaque jour, ça va finir par prendre forme, par se réaliser, parce qu’il y a énormément de choses encore à accomplir, il y a beaucoup de travail encore à faire. Et avant que ça puisse se réaliser, il est essentiel que l’on puisse se concentrer sur le travail d’aujourd’hui», mentionne-t-il. 

Richard Kistabish

©Gracieuseté

«Si vous réussissiez à prononcer le mot «Kwe» au lieu de dire «bonjour», avant que vous preniez cette habitude comme comme façon de vous adresser, ça va prendre quelques années» 

Richard Kistabish 

Avoir une nouvelle approche  

Au-delà d’une journée de commémoration, Richard Kistabish considère qu’il est important d’en apprendre plus sur les Premières Nations. Par exemple, pour commencer, il faudrait apprendre comment s’adresser aux autochtones selon leurs conventions. 

«Si vous réussissiez à prononcer le mot «Kwe» au lieu de dire «bonjour», avant que vous preniez cette habitude comme façon de vous adresser (aux autochtones), ça va prendre quelques années. Ce n’est pas juste d’apprendre ce mot, c’est de l’inculquer à notre façon d’être qui va devenir intéressante à observer», illustre-t-il. 

Une réconciliation difficile 

En cette journée de commémoration, où les drapeaux sont en berne à Ottawa et les bâtiments illuminés d’orange pour rappeler les pensionnats, le leader autochtone a déclaré ne pas être convaincu que les récentes excuses de la Conférence des évêques catholiques du Canada soient suffisantes. 

C’est que le 25 septembre, cette organisation a officiellement présenté ses excuses aux Premières Nations pour les mauvais traitements subis dans les anciens pensionnats. Les évêques ont également promis de verser aux victimes 30 millions $ en dommages et intérêts. À cet égard, M. Kistabish a déclaré qu’il faudrait procéder à des fouilles sur le site de l’ancien pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery pour en «avoir le cœur net».  

 

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