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12 octobre 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Florence Blanchette: la fille de l’équipe

La jeune hockeyeuse est une des seules filles chez les U15 AAA au Québec

Florence Blanchette

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Florence Blanchette est la seule fille n’évoluant pas comme gardienne dans le U15 [bantam] AAA dans la Ligue de hockey d’excellence du Québec.

La jeune Rouynorandienne, Florence Blanchette, est une des seules joueuses à évoluer dans le U15 AAA au Québec. En effet, mis à part quelques gardiennes, elle est la seule hockeyeuse à évoluer en défensive dans la Ligue de hockey d’excellence du Québec (LHEQ).

La défenseure de 15 ans était très heureuse de porter l’uniforme des Citadelles. «C’est mon objectif depuis assez longtemps de représenter les Citadelles», a-t-elle fait valoir.

«Le camp s’est bien passé. Il n’y avait pas trop de contact. Le premier match a été plus difficile, mais je me suis ajustée et ça va mieux», a-t-elle ajouté.

Son entraîneur, Maxime Sauvageau, n’était pas surpris de voir la hockeyeuse décrocher un poste avec son équipe. «D’abord, Florence est une excellente personne. Elle est notre joueuse qui se prépare le mieux. Elle s’entraîne super fort et elle met les efforts pour devenir plus forte. Elle est sur la coche», a-t-il lancé.

Florence Blanchette

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

L’entraîneur des Citadelles U15 AAA, Maxime Sauvageau, a vanté les qualités de sa défenseure Florence Blanchette, notamment son éthique de travail.

«Elle a gagné sa place avec notre équipe. Chez les Citadelles, l’individu est une partie importante de notre évaluation. Florence respecte ça A1. Elle avait une longueur d’avance en arrivant au camp parce qu’elle respecte les valeurs des Citadelles. Les lacunes, on va travailler avec là pour les corriger et lui permettre de s’améliorer. Quand on l’a choisie, on savait que c’était un beau projet», a-t-il ajouté.

La saison dernière, elle avait évolué dans le U15 relève-AAA. «C’était vraiment le fun, mais on n’avait pas vraiment de matchs. Là, cette année, j’ai l’impression qu’on a plus un but. On a des matchs à gagner. C’est plus motivant», a-t-elle souligné.

S’intégrer

Florence Blanchette a amorcé le hockey il y a une dizaine d’années. «J’ai commencé avec du patinage artistique, mais j’avais beaucoup d’amis de gars qui jouaient au hockey. Je voulais faire comme eux. Mon père aimait aussi beaucoup le sport et il avait joué quand il était jeune», a-t-elle confié.

Pour la jeune fille, il s’agissait d’abord et avant tout d'un sport. «Je n’étais pas consciente que j’étais la seule fille dans mes équipes. Même aujourd’hui, à part des gardiennes, il n’y a pas vraiment de filles dans le bantam [U15] AAA. Elle se tourne plus vers le hockey féminin», a-t-elle évoqué.

«J’ai eu la chance de jouer avec des équipes féminines dans des tournois de printemps, avec Hockey Québec ou à la Coupe Dodge. Il y a quand même du contact avec les filles, c’est surprenant. Je dirais qu’il y a moins de skills. Mais je ne vois pas vraiment de différence. C’est la même chose. C’est du hockey et on reste une famille, que l’équipe soit masculine ou féminine», a-t-elle ajouté.

Se permettre de rêver

La hockeyeuse se concentre maintenant sur son prochain objectif. «C’est de faire le midget espoir [U17]. Je vais travailler le plus fort pour réussir cela», a-t-elle mentionné.

Elle profite du passage de Garry Parke lors des entraînements de son équipe pour tenter de l’impressionner. «J’essaie toujours d’être à mon meilleur dans les entraînements», a-t-elle soutenu.

Par la suite, Florence Blanchette rêve comme tout joueur de hockey. «J’aimerais aller aux Jeux olympiques, mais il n’y a pas beaucoup de postes disponibles. Sinon, je voudrais jouer au niveau collégial, universitaire. Qui sait? Peut-être qu’il y aura du hockey professionnel féminin plus tard», a-t-elle exposé.

Briser des barrières

Cet été, la jeune femme a pu voir le sport féminin connaître un été faste. Médaille d’or en hockey et en soccer, pluie de médailles aux Jeux olympiques, la gent féminine a raflé tous les honneurs. «Je pense que ça montre qu’il y a un futur pour nous. Il n’y a pas encore de Ligue nationale de hockey féminin, mais on voit plus de sports féminins à la télé», a-t-elle mentionné.

Qui plus est, Ève Gascon, la gardienne de but, a quand même écrit un nouveau chapitre en participant au camp des Olympiques de Gatineau, une équipe de la LHJMQ. Florence Blanchette souhaitera-t-elle avoir aussi cette opportunité, dans quelques années, de participer à celui des Huskies? «C’est quand même un rêve, a-t-elle avoué. Mais ce ne sera pas facile. Ce sont surtout des gardiennes qui font ça. Elles n’ont pas à affronter les contacts. Ce n’est pas pareil. Mais je vais travailler fort parce que c’est sûr que c’est quelque chose que j’aimerais vivre.»

La hockeyeuse se dit inspirée par le parcours de la défenseure Laurianne Rougeau. «Sarah-Ève Coutu-Godbout est une autre de mes modèles. Comme moi, elle a joué avec les gars pas mal toute sa carrière en plus de jouer avec Équipe Canada», a-t-elle mentionné.

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