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19 octobre 2021

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Senneterre: une fermeture partielle de l'urgence qui gâche une journée historique

La nouvelle piscine devait être inaugurée lundi

Urgence Senneterre

©Photo: Gracieuseté

Il y avait foule lundi après-midi pour manifester contre la fermeture, sur le coup de 16h, de l'urgence du Centre de santé de Senneterre.

La date du 18 octobre 2021 devait être un moment de joie pour la Ville de Senneterre. Les archives de la municipalité retiendront cependant cette journée comme celle du début de la fermeture partielle - 16 heures par jour - du Centre de santé de l’endroit, pour une période temporaire, par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT).

Depuis des mois, le maire sortant Jean-Maurice Matte avait encerclé cette journée afin d’inaugurer officiellement la toute nouvelle piscine de 9 millions de dollars, construite à l’école La Concorde, piscine qui doit accueillir ses premiers usagers au courant de la semaine.

Au lieu de terminer son mandat sur une note des plus positives, M. Matte doit s’occuper d’une énorme patate chaude qui, selon lui, aura des impacts majeurs sur des milliers de concitoyens. Il a d’ailleurs pris la parole, lundi après-midi, pour réitérer ses efforts afin de trouver une solution rapide, et de voir qui allait avoir l’audace de mettre le cadenas à la porte de l’urgence sur le coup de 16h.

«Évidemment, on avait besoin d’une piscine, on voyait les avantages pour l’attraction et la rétention de main-d’œuvre et de familles à Senneterre et dans les villages autour. La même journée, on annonce la fermeture de notre centre de santé, ce qui va faire fuir les familles. La journée historique, on l’aurait prise de l’autre sens», a déclaré M. Matte.

Saluant les efforts citoyens depuis les dernières semaines, le maire sortant a également pu rencontrer le ministre de la Santé, Christian Dubé, vendredi dernier, lors de sa visite dans la région. Même s’il se dit déçu que ce dernier ait donné son appui à la PDG du CISSS-AT, Caroline Roy, concernant la fermeture partielle de l’urgence de Senneterre, M. Matte a apprécié que le ministre se soit présenté devant les gens, sur le terrain.

«Je pense que cela l’a ébranlé. En fait, j’en suis convaincu. À Senneterre, il a vu du personnel engagé, heureux, épanoui et motivé par son travail. Lui-même l’a mentionné. Dans son point de presse, on aurait aimé qu’il renverse la décision. En fin de compte, il n’était pas là pour ça. Il était là pour soutenir ses collègues députés et conforter Mme Roy dans son travail», mentionne M. Matte.

Une implication continue

Avec ses fonctions de maire qui viendront à échéance d’ici environ trois semaines, Jean-Maurice Matte ne compte pas lâcher le dossier jusqu’à la fin, et même après son départ de la politique municipale.

Avec une conseillère sortante qui prendra sa place à la mairie en Nathalie-Ann Pelchat et plusieurs conseillers de retour pour un nouveau mandat, le maire fait confiance au nouveau groupe en place.

«Je pense que le conseil municipal va prendre ce dossier-là d’une manière aussi pointue, féroce, agressive et déterminée que moi je l’ai été. Je serai toujours disponible pour appuyer ma municipalité dans une résolution positive de problèmes», a-t-il lancé.

Hausse des moyens de pression à venir

Depuis lundi, l’urgence du Centre de santé de Senneterre ferme donc 16 heures par jour jusqu’à nouvel ordre, soit de 16h l’après-midi jusqu’à 8h le lendemain matin. Le groupe Urgence d’agir donne maintenant deux jours à la PDG du CISSSAT, Caroline Roy, et au ministère de la Santé pour poser des actions concrètes démontrant leur volonté de collaboration afin de revenir à une ouverture de l’urgence 24 heures par jour.

Si ces demandes sont toujours sans réponse d’ici 9h jeudi matin (le 21 octobre), le comité de mobilisation citoyenne de Senneterre prévient qu’il va intensifier ses moyens de pression.

«Dans un premier temps, nous demandons à Mme Roy de permettre à l’ambulance de s’arrêter à l’urgence de Senneterre entre 8h et 16h afin de diminuer le stress des ambulanciers en leur permettant d’avoir accès à un médecin. Nous rappelons que les services préhospitaliers d’urgence ont reçu la directive de ne plus s’arrêter au centre de services de Senneterre plus tôt, la semaine dernière, mentionne Antoine Durand-Sadier, porte-parole du comité de mobilisation.

«Dans un deuxième temps, comme il n’est pas question de pénurie de médecins ou de situation financière (précaire), nous demandons qu’un médecin soit de garde 24 heures sur 24, au même titre que les paramédics, et qu’il soit disponible rapidement à la demande des ambulanciers si un cas d’urgence demandait l’aide d’un médecin pour stabiliser le patient», ajoute-t-il.

Le groupe réclame aussi de recevoir l’échéancier précis des rencontres prévues dans les prochains jours ainsi que les sujets qui seront abordés afin de trouver des solutions pour rouvrir l’urgence de Senneterre 24 heures sur 24 le plus rapidement possible. Enfin, le comité demande à la PDG du CISSSAT «de faire preuve d’ouverture lors de l’analyse des solutions présentées par la Ville de Senneterre et de volonté à rouvrir l’urgence».

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