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26 octobre 2021

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

«Il ne peut y avoir d’autonomie alimentaire sans des humains qui travaillent pour nourrir l’Abitibi-Témiscamingue!»

53e AGA de la Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue

UPA Abitibi-Témiscamingue AGA 24 octobre 2021

©Photo Le Citoyen-Thierry de Noncourt

Le président de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue, Pascal Rheault, a été réélu lors de la 53e AGA, le 26 octobre.

Lors de la 53e AGA de la Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue, qui se tenait à Rouyn-Noranda, le 26 octobre, le président, Pascal Rheault a réitéré l’importance pour les producteurs d’avoir la possibilité d’écouler leurs produits en épicerie. 

Quelque 80 délégués ont assisté à l’assemblée, à l’occasion de laquelle, Pascal Rheault a été réélu. Le président a rappelé l’importance pour les Québécois d’encourager les producteurs locaux pour favoriser l’autonomie alimentaire, dont on a redécouvert l’importance au cours de la crise sanitaire. « Nous avons vu un engouement pour l’agriculture dans les derniers mois, en particulier l’agriculture de proximité. Oui, l’autonomie alimentaire est très importante et il faut continuer à la développer. Mais il ne peut y avoir d’autonomie alimentaire sans des humains qui travaillent pour nourrir l’Abitibi-Témiscamingue, le Québec et le monde. Aujourd’hui, ce sera un moment de reconnaissance pour ces hommes et ces femmes qui s’investissent en agriculture avec tous les défis que comporte le métier », a mentionné le président de la fédération régionale et producteur de grains dans la MRC d’Abitibi, Pascal Rheault. 

Les agriculteurs sont confrontés à la crise de la main-d’œuvre de façon plus aiguë que dans d’autres secteurs étant donné leur dépendance à la main-d’œuvre étrangère temporaire. Le phénomène a été rapporté dans les médias, plus tôt cette année, alors que des producteurs ont rencontré de la difficulté, ou ont échoué à faire venir la main-d’œuvre essentielle.  

Besoin d’espace sur les tablettes 

Les agriculteurs éprouvent de la difficulté à distribuer leurs produits locaux dans les supermarchés. Les marchés publics et les petits commerces permettent d’écouler une partie des productions, mais cela ne serait pas suffisant. «Une partie [du problème] vient de la transformation, parce que l’on parle souvent des viandes au niveau de l’abatage et c’est l’espace tablette pour les distributeurs. C’est plus difficile d’en avoir pour les produits régionaux. Il faut qu’il y ait des discussions avec les grandes chaines, souvent, ce sont des chasse-gardées. C’est illogique que nos produits partent vers les grandes chaines avant de revenir», a-t-il expliqué. Le défi découle de la problématique du transport des produits qui doivent être acheminés vers les grands-centre avant d’être redistribués vers les épiceries locales. Le président a rappelé la mésaventure des Tomates de Guyenne, qui devaient être transportées à Montréal, avant de trouver leur place sur les tablettes de la région, ce qui entrainait des coûts si importants que la production en a été interrompue.  

Les agriculteurs demandent aussi que le gouvernement facilite la remise en production des terres en friches, alors que de l’aide est accordée pour les reboiser. Ils demandent aussi que l’assurance récolte s’appliquent pour les producteurs qui ont été affectés par le gel printanier exceptionnel de juin, qui a amputée une large part de la production régionale, cette année.  

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