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27 octobre 2021

Jessica Gélinas - jgelinas@lexismedia.ca

Le CTRI effectue le bilan de santé du lac Noranda

Une recherche qui vise à trouver les bons remèdes

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©Photo Patrick Rodrigue

Il s’agit d’un projet développé en collaboration avec la ville de Rouyn-Noranda, l’organisme de bassin versant du Témiscamingue (OBVT) ainsi que la compagnie Technosub.

Le Centre technologique des résidus industriels (CTRI) met en œuvre un projet de recherche ayant pour objectif d’identifier les différentes sources de pollutions qui contamine le lac Noranda (Kiwanis), afin de proposer des solutions adaptées. Ce projet est l’un des six récipiendaires de la première édition du programme pilote VISAGE MUNICIPAL. Une subvention de 100 000$ a été octroyée pour une durée de deux ans.  

Le projet mené par Sarah Lamothe, coordonnatrice au laboratoire d'écologie appliquée et biorestauration au CTRI, Selma Etteieb, chargée de projets au CTRI et Laurence Dupuis, conseillère en environnement à la ville de Rouyn-Noranda, a pris naissance à la suite d’une demande de la Ville. 

«C’est l’un des seuls plans d’eau où il est possible de se baigner en milieu urbain. En plus d’être un endroit très esthétique, plusieurs activités y sont pratiquées, a fait valoir Sarah Lamothe, coordonnatrice au laboratoire d'écologie appliquée et biorestauration au CTRI. L’objectif de l’équipe de la ville de Rouyn-Noranda c’est d’assurer son intégrité d’un point de vue écologique. Un lac qui est en bonne santé permet à la faune et à la flore de bien se développer. Si le lac reste en santé, à long terme, cela va profiter à la population», a-t-elle ajouté. 

Les différentes phases du projet 

Le projet de recherche, qui a démarré en avril 2021, comporte différentes phases de réalisation. La première consiste à l’échantillonnage de l’eau provenant des émissaires pluviaux [ce sont des fossés ou cours d'eau servant à évacuer l'eau qui s'écoule par ruissellement ou drainage] et des sédiments présents dans le fond du lac de 16 hectares. 

«Il faut savoir que chaque année, la ville de Rouyn-Noranda et son équipe font de grandes campagnes d’échantillonnage des sédiments et des émissaires pluviaux. On a donc déjà un bon portrait du lac. De notre côté, il y a d’autres types de contaminants que nous allons regarder. Cet échantillonnage va nous permettre de dresser un portrait très détaillé et de voir s’il y a des problématiques et leur étendue», a expliqué Sarah Lamothe. 

«C’est un peu comme quelqu’un qui va chez le médecin. Le médecin va prendre sa température, son poids, son pouls. C’est la même chose qu’on fait avec le lac, on vérifie plusieurs caractéristiques et après on établit son bilan de santé», a expliqué Mme Lamothe. 

Une fois que le bilan est fin prêt, l’équipe du CTRI sera en mesure de cibler et de tester des solutions propres aux problématiques. 

«En laboratoire, par exemple, nous testerons le potentiel de différentes plantes pour traiter des contaminants comme l’azote et le phosphore présents dans l’eau et qui favorisent la croissance des plantes envahissantes. Ainsi, nous simulerons des marais filtrants. Ça va nous permettre d’anticiper à plus grande échelle les solutions qui seraient les plus efficaces et qui pourraient limiter le phénomène d’eutrophisation [l’eutrophisation est un processus entraînant des déséquilibres écologiques tels que la profusion de la végétation aquatique] que l’on commence à observer », a-t-elle précisé. 

Comme il s’agit d’un projet de 100 000$, les solutions identifiées ne pourront être mises en place dans le cadre de ce projet. Cependant, cela permettra d’ouvrir la voie à d’autres projets de recherche, qui pourront se concentrer les solutions les plus efficaces et innovantes.  

«Il y aura un transfert technologique des connaissances que l’on aura acquises qui se fera auprès des partenaires et de la ville de Rouyn-Noranda», a fait valoir la coordonnatrice au laboratoire d'écologie appliquée et biorestauration au CTRI. 

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