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31 octobre 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Louise de 9 à 5: l’envers de la médaille des ressources humaines

40e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

Louise de 9 à 5

©Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

Le premier court-métrage de Julien Gamache-Marcotte aborde le thème des relations de travail.

Avec son premier court-métrage «Louise de 9 à 5» présenté lors du 40e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, le réalisateur Julien Gamache-Marcotte aborde un sujet d’actualité: les relations de travail.

À l’heure où, maintenant, les employés ont le gros bout du bâton, ce court-métrage rappelle que, il y a seulement quelques mois, les mises à pied massives ont eu lieu pour faire face à la pandémie. «Les thèmes de la violence économique, des relations homme-femme me sont chers», a-t-il évoqué. 

Louise, jouée par Fanny Mallette, est une conseillère aux ressources humaines dans une compagnie industrielle. Confrontée à un dilemme entre les intérêts de la compagnie et celle des employés, la femme se fait menacer par un employé pour influencer son choix. «L’histoire est basée sur des faits réels, mais ç’a été dramatisé pour le film. Louise est le nom de ma mère et elle a été conseillère aux ressources humaines. Quand j’étais plus jeune, elle a reçu des menaces à son travail», a-t-il relaté. 

Le poste occupé de conseiller aux ressources humaines peut se retrouver, à plusieurs reprises, à rencontrer des gens à des moments les plus pénibles de leur vie, notamment lors de mises à pied. «Ce poste est souvent pris entre la partie patronale et les employés. Pendant la pandémie, ç’a été plus rough. C’est d’autant plus pertinent. Le personnage de l’employé, qui est à la base très sexiste, ressent une colère et réagit de la seule façon qu’il est en mesure de la faire, en faisant une menace», a exposé le réalisateur. 

Une actrice de grand talent 

Pour Julien Gamache-Marcotte, ce fut un privilège de travailler avec Fanny Mallette. «Au début, elle m’intimidait. Pour moi, elle est un monument du cinéma québécois. Je crois que, pour moi, ç’a cliqué durant ce court-métrage. Elle m’a vraiment compris et elle comprenait le stress et la nervosité que j’avais. On a eu une belle symbiose à travailler ensemble», a-t-il souligné. 

Ce travail de longue haleine a tout de même pris trois ans. «Dès que je l’ai contactée, elle a embarqué dans le projet. Avec la pandémie, le tournage a été repoussé de six à dix mois. J’ai abordé des modifications au scénario durant ce temps et elle était encore prête», a-t-il confié. 

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