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03 novembre 2021

Jessica Gélinas - jgelinas@lexismedia.ca

Le CTRI se penche sur la technologie à haute puissance pulsée

Une recherche qui sera utile pour les minières

CTRI projet Drissa Ouattara

©Photo Mathieu Dupuis

Drissa Ouattara effectuant des tests avec l’appareil à haute puissance pulsée de la compagnie suisse Selfrag.

Drissa Ouattara, chargé de projets en mine et traitement de minerais au CTRI, réalise un projet de recherche visant à obtenir le maximum de libération de minéraux avec la plus faible consommation d’énergie possible lors du processus d’extraction des minéraux contenu dans les roches. 

Pour ce faire, M. Ouattara et son équipe utilisent la technologie à haute puissance pulsée (HPP). Cette dernière consiste à envoyer de l’électricité de haut voltage se situant entre 90 kilovolts et 200 kilovolts.  

«Lorsque la roche est  placée entre les électrodes, l’électricité va chercher le chemin le plus court pour traverser la roche. L’électricité va passer à travers les minéraux et c’est ce qui va créer la dislocation qui va provoquer la cassure de la roche, a expliqué M. Ouattara. L’avantage c’est que ç'a tendance à casser les minéraux de façon plus individuelle et c’est ce qui est recherché, notamment, lorsqu’on cherche à concasser ou broyer des minerais pour mieux les concentrer pour les phases ultérieures», a -t-il précisé. 

Pour cette recherche, le CTRI utilise un prototype de laboratoire HPP de la compagnie Selfrag en Suisse. Avec cet appareil, il est possible d’utiliser des tailles de roches entre 20 mm et 40 mm. 

«Pour le prototype de laboratoire, on est obligé d’y aller avec des tailles plus petites, mais pour les prototypes visant les  mines, par exemple, ce serait de produire des appareils adaptés à la taille des roches», a expliqué le chargé de projets en mine et traitement de minerais au CTRI. 

Habituellement, les mines utilisent une série d’équipement pour réduire la taille des roches pour ainsi libérer des minéraux de taille plus fine. Pour toutes ces étapes, la consommation d’énergie serait évaluée à plus de 50 % de l’énergie de la mine. 

Avec l’appareil HPP une légère diminution d’énergie a été constatée comparativement aux méthodes présentement utilisées dans les mines. 

«Idéalement, si la machine atteint tout son potentiel, ce serait de réaliser toutes ces étapes avec les hautes puissances pulsées. Mais actuellement, de façon générale, ce que l’on constate c’est que la technologie HPP pourrait être une étape de concassage, car elle est plus efficace pour réduire partiellement la taille des roches, c’est une option qu’on explore», a fait valoir Drissa Ouattara. 

Grâce aux essais préliminaires du concassage et du broyage, M. Ouattara et son équipe ont testé les différents paramètres de l’appareil HPP pour déterminer les plus optimaux pour le traitement de concentration de minéraux en amont du concassage. 

«Nous sommes présentement en train de faire la concentration nécessaire de ces minéraux, notamment avec le lithium. On a quand même eu quelques résultats qui sont assez prometteurs, car nous avons constaté une amélioration dans la récupération lorsqu’on concasse par HPP comparativement à la méthode traditionnelle», a-t-il indiqué. 

Le projet de recherche se poursuit jusqu’en mars 2022. Au terme de cette recherche, M. Ouattara et le CTRI pourront présenter leur conclusion et ainsi suggérer des améliorations à apporter à l’appareil de la compagnie Selfrag. 

«Une fois que les résultats seront analysés et compilés, nous allons les présenter, dans un premier temps, aux minières en termes de transfert technologique et ceux qui trouvent que ça peut améliorer leur production pourront éventuellement l’adopter et utiliser des équipements pilotes», a expliqué Drissa Ouattara. 

 

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