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04 novembre 2021

Jessica Gélinas - jgelinas@lexismedia.ca

«Mourir en vie» : quand la réalité rencontre la fiction  

Le premier film de Benoît Brière à titre de réalisateur

Mourir en vie_2

©Photo gracieuseté Festival du Cinéma International en Abitibi-Témiscamingue

«Quel bonheur pour l’équipe de mourir en vie de se retrouver à Rouyn-Noranda pour le Festival, le 40e qui plus est», a lancé Benoit Brière lors de la présentation du film.

À la fois touchant et drôle, le film basé sur la relation du pédiatre Jean-François Chicoine et de son défunt père Luc Chicoine, également pédiatre, a conquis les spectateurs lors de sa projection au Théâtre du cuivre dans le cadre du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.

Réalisé par Benoît Brière et écrit par Jean-François Chicoine, «Mourir en vie» se penche sur la question de la fin de vie. Mais avant tout, il s’agit d’une profonde histoire d’amour entre un père, en fin de carrière et en fin de vie, et d’un fils, qui se voue d’admiration l’un pour l’autre l’un. Les deux hommes dont l’urgence fait partie de leur ADN ne passent pas par quatre chemins pour se dire les vraies choses. 

Les deux rôles principaux sont campés par Benoît Brière et Marcel Sabourin qui forme un duo père-fils très convaincant. S’ajoutent à la distribution Élise Guilbaut et Dorothée Berryman.  

M. Brière, M. Sabourin et M. Chicoine, étaient présents au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue pour présenter la toute première œuvre cinématographique réalisée par M. Brière. 

C’est avec émotion que le pédiatre et scénariste s’est adressé à la salle avant la projection du film.  

«Ça fait plaisir d’être ici, c’est très émouvant. Mon père et ma mère sont avec moi pour vous présenter une partie de notre vie. C’est un privilège, pour un médecin comme moi, de pouvoir écrire et de voir qu’un ami comme Benoit à réussi, d’une aussi belle façon, à transmettre le bonheur de notre famille», a-t-il confié aux spectateurs. 

«Ce n’est certainement pas votre premier ni votre dernier film sur une histoire vraie. Mais les chances sont de 1 sur 1 million qu’elle soit écrite par le fils du personnage principal», a ajouté Benoît Brière.  

À la suite de la projection, ce dernier était très satisfait de la réception du film. «On est content, c’est comme un velours, ça fait du bien. Il y avait beaucoup de monde et ils avaient le goût d’être là. Clairement, la réception a été très bonne. J’ai eu de très beaux commentaires des gens en sortant de salle, je trouve ça émouvant. Je suis bien heureux», a-t-il confié. 

Pour sa part, le comédien Marcel Sabourin a découvert l’œuvre dans laquelle il a interprété le rôle du pédiatre Luc Chicoine en même temps que les festivaliers. 

«C’était la première fois que je voyais le film, j’ai trouvé ça très impressionnant. Il est très bon. Le festival est très chaleureux. C’est réjouissant de voir tout le monde qui aime le cinéma et qui court pour voir des films», a-t-il fait valoir. 

Mourir en vie_2

©Photo gracieuseté Festival du Cinéma International en Abitibi-Témiscamingue

Tout est dans tout dans ce film-là. C’est un conte de fées depuis le début. C’est arrivé par hasard et ça s’est construit par hasard.

Un projet voué à la réussite 

Pour le réalisateur, le projet est un vrai conte de fées depuis ses balbutiements. Cette aventure féérique a débuté lors d’un souper de Noël où les conversations entre amis coulaient à flots, tout comme le vin.  

«On était en train de boire du vin et de manger copieusement, comme on fait d’habitude, on entretenait notre casting respectif, a lancé à la blague Benoit Brière. Un moment donné, il [Jean-François Chicoine] me raconte l’histoire avec son père. J’ai dit : mon Dieu, ça ferait un bon scénario de court-métrage. Il a décidé d’aller écrire et le lendemain matin, il y avait 45 pages dialoguées», a-t-il raconté. 

Le pédiatre et scénariste avait cependant deux conditions : Benoît Brière devait réaliser et interpréter son rôle. Ce que le célèbre comédien a bien sûr accepté. 

À partir de ce moment, une suite d’heureux hasards ont fait irruption sur la trajectoire des créateurs de «Mourir en vie». 

«Jean-François Chicoine ne s’est pas juste occupé de mes enfants, il s’occupe de bien d’autres enfants, dont ceux du producteur Jean-Martin Bisson, qui se trouve aussi à être son voisin. Rendu à notre 8e version, il lui a envoyé le scénario en lui disant qu’il aimerait avoir ses commentaires. C’est un gars qui produit de la télé, mais il se garde un projet bonbon par année. Alors 48 heures après avoir reçu le scénario, il nous convoquait Jean-François et moi et il nous disait : OK on le tourne», a raconté M. Brière 

Lorsqu’est venu le temps de la postproduction, une rencontre fortuite s’est pointé le bout du nez. En effet, c’est en allant faire du doublage, pour un dessin animé, que le réalisateur s’est fait offrir de faire la postproduction de son film chez Filmoption Nationale. C’est également à ce moment que le comédien et réalisateur a rencontré le producteur Paul Cadieux pour la première fois. 

«J’entre dans le bureau de Paul, il y a une tablette au-dessus de son bureau. Je me dis : ciboi##, c’est un oscar ça. C’est un oscar qui est là. Ça l’air d’un Oscar. Check bien ça s’il n’est pas en plastique…il l’a pogné chez Ultramar», a raconté M. Brière. 

«Et là, je regarde sur les murs et je vois le storyboard des Triplettes de Belleville, et là, je fais l’association, c’est Paul Cadieux, le producteur des Triplettes de Belleville. Le gars en avant de moi est oscarisé. J’étais un peu mal à l’aise. Et là, il m’a dit : j’ai vu les rushes, je fais ta postproduction et ta distribution», a-t-il poursuivi. 

Il est fort à parier que le conte de fées ne tirera pas à sa fin de sitôt et que d’autres projets naîtront. 

«J’espère que chacun des projets, qui seront encore des hasards, c’est l’histoire de ma vie, et bien j’espère que ce sera toujours aussi agréable et plein de bonheur», a confié M. Brière. 

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