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11 novembre 2021

Christine Morasse - cmorasse@lexismedia.ca

Le plan de contingence est maintenu

Le CISSSAT dépose ses conclusions

Centre de santé Senneterre

©Photo: Gracieuseté

Le service d'urgence de Senneterre

Le projet d’horaire visant la réouverture 24/7 du CLSC de Senneterre ne pourra être appliqué

Lors du point de presse tenue le 11 novembre, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Abitibi-Témiscamingue a dressé un bilan de la situation. 

Conclusions de l’analyse du projet d’horaire 

Selon la directrice des ressources humaines des communications et des affaires juridiques du CISSS-AT, Sylvie Latulippe, il y a eu la mise en place d’un comité de travail composé de Geneviève Fugère, Mathieu Fortier et Marie-Ève St-Denis du CISSS-AT et Kathleen Pleau ainsi que Louise Allaire de la Ville de Senneterre. Suite à la première proposition d’horaire soumis par la Ville de Senneterre en septembre, le comité s’est réuni à 6 reprises entre le 1er octobre et le 9 novembre. «L’objectif commun du comité était de développer un horaire permettant la réouverture 24/7 du service d’urgence et des soins de courte durée», explique madame Latulippe. 

3 objectifs, 3 volets 

Toujours selon madame Latulippe, l’analyse du projet d’horaire débute le 28 octobre en fixant 3 objectifs. «On devait s’assurer que les nouveaux horaires soient durables sur une période minimale de 3 mois, que ça assure la sécurité et la qualité des soins et que ça suscitait l’adhésion du personnel de Senneterre.» Le projet a été évalué sous 3 volets; pérennité, clinique et conditions de travail. 

Volet pérennité

Concernant le volet pérennité, le projet permet de combler 90 quarts de travail sur les 135 requis. Parmi ces 90 quarts, 60 doivent être effectués en temps supplémentaires. Il reste donc 45 quarts à découvert, mettant en péril le projet d’horaire. 

Volet clinique

Les résultats de l’analyse clinique ne sont pas plus réjouissants. L'horaire, sur une période de 3 mois, présente des séquences répétitives, incluant du temps supplémentaire, des temps courts entre les changements de quarts et peu de possibilité d'offrir des congés. En conséquence, le personnel, plus fatigué, est plus vulnérable à faire des erreurs. Dans un optique d’offrir des soins et services de qualité et sécuritaires à la population, ainsi qu’un environnement favorable aux employés, au niveau clinique et pratique professionnelle, le CISSS ne peut pas cautionner et imposer un horaire tel que proposé, de façon planifiée et en continue. 

Volet conditions de travail

Le 3e volet, en lien avec les conditions de travail, nécessite une entente avec le syndicat représentant les infirmières et infirmières auxiliaires de Senneterre. Cette entente impliquerait entre autres, le report de vacances, l’introduction des quarts de 12 heures les fins de semaine et le renoncement à la prise des congés fériés (paiement).

Conclusion

En conclusion, la présidente-directrice générale du CISSS-AT, Caroline Roy résume en quelques mots la situation : «Le CISSS aurait souhaité maintenir des services 24/7, mais pas au risque de compromettre la qualité et la sécurité des services à la population et le maintien d’un environnement de travail sain et sécuritaire pour les employés». Elle ajoute qu’on se concentre maintenant sur l’attraction de main-d’œuvre pour combler les nombreux postes. 

6 cas actifs 

La médecin-conseil à la Santé publique, Dre Omobola Sobanjo confirme qu’il y a 6 cas actifs dans notre région dont 3 dans les 24 dernières heures. «Il y a 3 cas dans la MRC Vallée-de-l’Or, 2 dans la MRC de Témiscamingue et 1 cas en Abitibi-Ouest» résume-t-elle.  

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