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22 novembre 2021

Jessica Gélinas - jgelinas@lexismedia.ca

Fanny Britt lauréate du prix littéraire du Gouverneur général

«Faire les sucres» remporte les honneurs

Fanny Britt

©Photo gracieuseté

«Truffe», de Fanny Britt, est également finaliste au Prix des libraires Jeunesse dans la catégorie Bande dessinée, Québec.

Fanny Britt, originaire d’Amos, a remporté le prix littéraire du Gouverneur général, du Conseil des arts du Canada,  dans la catégorie «Romans et nouvelles» grâce à son roman Faire les sucres.

Pour l’autrice, il s’agit d’une belle reconnaissance de ses pairs. En effet, le comité d’évaluation, qui avait le mandat de décerner le prix, était formé de Sophie Bienvenu, d’Aristote Kavungu et d’Andrée A. Michaud. Toutefois, Mme Britt n’a pas caché sa stupéfaction lorsqu’elle a appris la nouvelle. 

«J’étais vraiment étonnée d’être en nomination, et encore plus de gagner le prix. Je viens du théâtre, alors, dans le milieu du roman, je me sentais toute petite dans mes souliers, a confié Mme Britt. Recevoir ce prix est à la fois réconfortant et stimulant. Je ressentais cette reconnaissance auprès des lecteurs, mais on dirait que la reconnaissance de nos pairs, ça vient plus nous chercher dans nos insécurités et notre sentiment d’appartenance», a-t-elle ajouté. 

C’est lors de vacances à Martha's Vineyard, à l’été 2016, qu’a pris naissance l’idée du roman Faire les sucres.  

«J’étais sur la plage et j’ai vu mon chum faire du Boogie Board. Je me suis dit : imagine s’il fallait qu’il fonce dans quelqu’un. Aux États-Unis le système de santé est compliqué, il y a tellement de gens qui ne sont pas couverts et ça m’angoissait. J'avais non seulement peur que mon chum se fasse mal, mais je craignais aussi qu’il soit responsable d’un accident», a raconté l’autrice. 

«Je me disais : nous on est là, on est des Québécois et on est super privilégié de pouvoir venir en vacances. Si on a un problème de santé, il y a système qui nous soutien jusqu’à un certain point. On a quand même des acquis sociaux, mais aux États-Unis ce n’est tellement pas le cas, c’est tellement variable selon ton statut socio-économique. Cette idée m’est apparue ; s’il fallait que la vie de quelqu’un soit ruinée ou interrompue à cause de l’envie d’un gars de 45 ans de faire du Boogie Board. Ce soir-là je me suis dit que ce serait une bonne prémisse de départ pour un roman», a-t-elle poursuivi. 

L’écriture, une passion depuis la tendre enfance 

Fanny Britt a commencé à écrire dès qu’elle a commencé à lire. Les livres lui permettaient de tout voir et de tout vivre. Rapidement, elle a éprouvé l’envie d’inventer ses propres histoires. 

«J’avais beaucoup d’imagination, anxieuse, j’étais capable de m’imaginer les pires choses. Le soir, quand je n’arrivais pas à m’endormir je me faisais toute sorte de scénario. Lorsque je me suis mise à écrire des histoires, j’ai compris que c’était aussi une façon de canaliser mes peurs, ça me faisait du bien. J’arrivais aussi à exprimer des émotions que j’étais absolument incapable de dire et c’est encore vrai aujourd’hui », a confié l’autrice originaire d’Amos. 

Scénariste, dramaturge, romancière et traductrice, Mme Britt poursuit sa passion pour les mots à travers son art et ses différents médiums. 

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