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30 novembre 2021

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

Le Grand cercle économique autochtone en a inspiré plus d’un

Passer d’employés à partenaires

Steeve Mathias

©Gracieuseté

Steeve Mathias a fait plein de rencontres intéressantes lors de cet événement. Il se trouve ici en compagnie de Andy Canape, un consultant.

Le chef Steeve Mathias a participé au Grand Cercle économique des peuples autochtones et du Québec les 25 et 26 novembre. Il en est revenu fortement inspiré même si c’était beaucoup de matière à digérer.

«C’était vraiment intéressant, s’est-il réjoui en rentrant à Winneway. Il y avait des conférences, des panels. Nous avions des compagnies, même des représentants de banques, dont la Banque de Montréal qui se sont montrés ouverts à adapter leurs pratiques, aux besoins et aux réalités des Premiers Peuples. Ça s’est fait dans un but de réconciliation.»

Le Grand cercle économique des Peuples autochtones et du Québec est issu des réflexions tenues dans le cadre des travaux de la Table politique conjointe de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) et du gouvernement du Québec lancée le 19 mars dernier. Il s’agissait d’être le point de départ d’un mouvement pour la pleine participation économique des Peuples autochtones.

Devenir partenaires économiques

À travers les différents panels et conférences auxquels il a assisté, Steeve Mathias a principalement apprécié le point de vue de RoseAnne Archibald, cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations au sujet des ententes qui peuvent être conclues entre autochtones et allochtones.

«Au cours des dernières années, plusieurs Ententes de Répercussions et Avantages (ERA) ont été conclues, a rappelé le chef Mathias. Aujourd’hui, il est davantage préférable de conclure des ententes de partenariats. Ces ententes ne toucheraient plus seulement le nombre d’emplois occupés mais aussi les opportunités d’affaires. Tout en poursuivant ce type de démarche, il serait souhaitable d’aller au-delà des ERA en devenant partenaires ou copropriétaires des projets sur nos territoires. Ça peut être dans différents domaines, hydroélectrique, minier, immobilier.»

«Il serait souhaitable d’aller au-delà des ERA en devenant partenaires ou copropriétaires des projets sur nos territoires. Ça peut être dans différents domaines, hydroélectrique, minier, immobilier.»  - Steeve Mathias

Une école pour les dirigeants autochtones

Le Grand cercle économique s’est tenu au Centre Sheraton de Montréal. Le lancement de l’École des dirigeants des Premières Nations (EDPN) a eu lieu lors de la première journée de l’événement. Initiée par des membres Premières Nations, Manon Jeannotte (Mi’gma) et de Me Ken Rock (Innu), deux diplômés de l’EMBA McGill – HEC Montréal, cette école est propulsée par l’École des dirigeants HEC Montréal. Elle accueillera sa première cohorte à compter du 9 décembre 2021.

«J’aurais bien aimé inscrire quelqu’un de Long Point, mais les inscriptions étaient pratiquement complètes, pour cette première cohorte, il ne restait que deux places, a indiqué le chef Mathias. Ce cours a été développé pour les hauts dirigeants des communautés, pour mieux être outillé face à tous les enjeux.»

Le chef Mathias est rentré au bercail, avec plein d’idées en tête. Il s’apprêtait à faire un compte-rendu de sa participation au Grand cercle économique des Peuples autochtones et du Québec à ses collègues élus du Conseil de bande de Long Point lorsque nous l’avons joint. Il est toutefois rentré à Winneway avec une certaine déception.

«Les compagnies minières et les forestières n’étaient pas présentes, a-t-il fait observer. Pourtant, tout ce qui a trait aux enjeux des ressources naturelles nous concerne directement, nous les Premières Nations.»

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