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08 décembre 2021

Aline Essombe - aessombe@lexismedia.ca

La Maison Mikana clôture sa marche sur une demande forte

Pour que les violences coercitives soient inscrites dans le Code criminel

AE-MarcheMikana

©Gracieuseté - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Une marche de clôture a été organisée le 6 décembre après 12 jours d’actions et de sensibilisation dans la ville d’Amos pour lutter contre la violence faite aux femmes.

La Maison Mikana d’Amos espère faire reconnaître la violence psychologique et le contrôle coercitif dans le cadre de violences conjugales comme une infraction au Code criminel. 

C’est du moins ce qu’a exprimé Alisée Lemire-Lemay, gestionnaire de la Maison Mikana. L’organisme a rassemblé une cinquantaine de personnes, le 6 décembre (journée du triste anniversaire de la tuerie à l’École Polytechnique), dans le cadre d’une marche de sensibilisation à Amos afin de clôturer 12 jours d’actions contre les violences faites aux femmes. 

«On marchait pour la sécurité et la liberté des femmes, a-t-elle déclaré. Il y a beaucoup trop de femmes qui sont aux prises avec un conjoint violent qui contrôle leur vie et qui les maintient dans un climat de tension et de peur. Donc, on aimerait tendre la main aux victimes avant qu’il ne soit trop tard, comme ç’a été le cas des 18 victimes (de féminicides au Québec) cette année», a ajouté Mme Lemire-Lemay, qui est convaincue qu’inscrire ce type de violence dans le Code criminel serait une avancée de plus dans la lutte contre les violences exercées sur les femmes.  

Une réponse positive  

La marche a réuni différents partenaires, comme la Ville d’Amos, que les organismes de la région espèrent voir s’impliquer davantage dans la lutte. «On est très heureuses de la participation des partenaires et de la population à notre marche. On apprécie grandement cette participation des gens qui sont venus», a commenté Alisée Lemire-Lemay.  

Lors des 12 jours de sensibilisation, la Maison Mikana, mais aussi les maisons d’hébergement, les CALACS et les centres de femmes de la région réunis pour la cause cette année ont mené une campagne d’affichage dans les différents commerces d’Amos. Le groupe d'organismes a également collé des silhouettes en ruban adhésif représentant les 18 femmes assassinées au Québec cette année. Mme Lemire-Lemay souhaite que le gouvernement, le corps policier, les centres jeunesse et les organismes communautaires qui œuvrent dans ce dossier travaillent ensemble.  

Mettre en pratique les recommandations  

Les 3 et 18 décembre 2020, deux rapports ont été remis à l’Assemblée nationale du Québec dans le but de faire adopter des projets de loi pour lutter contre l’exploitation sexuelle des mineurs, ainsi que contre les agressions sexuelles et les violences conjugales. 

Des organismes ayant participé à la marche d’Amos le 6 décembre aimeraient que les recommandations faites dans ces rapports soient adoptées par le gouvernement. «C’était en fait pour dénoncer toute la violence conjugale, sexuelle qui perdure même encore en 2021, et aussi pour demander au gouvernement d’adopter les recommandations du comité qui s’est penché sur l’exploitation des mineurs, a expliqué Andréanne Brouard, intervenante communautaire au Calacs Abitibi.  

«On demande qu’il y ait une concertation des acteurs impliqués, qu’il y ait plus d’actions au niveau de la prévention et de la sensibilisation dans les écoles primaires et secondaires au niveau de l’éducation sexuelle. Il y a encore du chemin à faire», estime Mme Brouard, bien qu’elle dit reconnaître le travail colossal qui a déjà été fait. 

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