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Économique

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09 décembre 2021

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

«C’est un scandale! Ça ne reflète pas la vigueur de notre économie!»

Les efforts d’attractivité sont insuffisants selon le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda

David Lecours président de la Chambre de commerce de Rouyn-Noranda

David Lecours, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda, s’inquiète de la faible croissance démographique qui nuit au dynamisme de l’économie régionale.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda (CCIRN), David Lecours, tire la sonnette d’alarme à la suite de notre reportage sur la faible croissance de la population en Abitibi-Témiscamingue. 

Malgré tous les efforts déployés depuis plusieurs années pour attirer de la main-d’œuvre et de nouveaux résidents en région, la croissance de la population demeure famélique. Entre 2019 et 2020, seulement 272 personnes se sont ajoutées, soit 0,18% d’augmentation de la population régionale et les années précédentes, le bilan était pire. « C’est un scandale! Ça ne reflète pas la vigueur de notre économie! On n’arrivera jamais à régler nos problèmes avec des chiffres comme ça. Il faut réaliser que l’on s’en va dans un mur», s’est alarmé M. Lecours. Les besoins sont criants et les crises du logement, des CPE et de la main-d’œuvre s’exacerbent entre elles. La faible attractivité de la région menacerait même le potentiel de développement économique. «On n’arrivera jamais à assurer une croissance de notre économie avec un si faible pourcentage. Il y a des projets économiques qui ne verront pas le jour si on n’est pas capables d’avoir plus de gens », a-t-il averti.  

Infrastructures et stratégies 

Le président rappelle que la région est en compétition  avec toutes celles du Québec au jeu de l’attractivité et que l’Abitibi-Témiscamingue et particulièrement Rouyn-Noranda fait piètre figure sur le plan des infrastructures de loisirs. « Nos propres gens sont insatisfaits de leurs infrastructures, comment voulez-vous que l’on attire du monde chez nous? », a-t-il questionné. Selon lui, il faut se démarquer par la qualité de nos infrastructures pour être choisi par ceux qui se cherchent un nouveau milieu de vie. Il salue l’initiative du centre-ville piétonnier de Rouyn-Noranda, une initiative qui améliore la qualité de vie à peu de frais. Il croit que des efforts devraient être consentis pour dynamiser le quartier culturel du Vieux-Noranda pour en faire un véritable pôle d’attraction. M. Lecours déplore le grand recours au navettage (fly-in/fly-out), qui provoque une certaine fuite des capitaux sans apporter de nouveaux résidents. Pour lui, malgré toute leur bonne volonté, les responsables de l’attractivité régionale doivent se questionner sur leurs résultats et les stratégies qu’ils prévoient pour l’avenir.  

Commentaires

13 décembre 2021

Alain Déziel

Je trouve que M. Lecours exagère quand il mentionne que Rouyn-Noranda fait piètre figure sur le plan des infrastructures de loisirs. Que l'on pense a nos 6 arénas, 2 terrains de soccer artificiels de grande qualité, 3 terrains de golf, de multiples terrains de balle, tennis, badminton, soccer; 3 clubs de ski de fond, un centre de ski alpin et que dire de nos terrains de jeux naturel (Kékéko, Parc Aiguebelle...) Oui un nouveau centre aquatique ou un centre multisport quoi qu'a coup de millions de dollars, serait attrayant, je ne crois pas que cela va faire en sorte que cela va attirer des milliers de nouveaux résidents. A mon avis le problème est plus dû au fait que nous sommes plus éloignés des grands centre, de la température qui est un peu plus froid que Montréal mais surtout au fait que Montréal, Québec ont une mauvaise opinion sur l'Abitibi-Témiscamingue. Ils aiment dénigrer les régions mais ils oublient que Montréal est une ville du nord de l'Amérique du Nord, donc loin des palmiers. Il suffit de regarder les nouvelles, écouter les humoristes ou lire des articles sur nous, c'est toujours négatifs et parfois dégradant. J'ai habité a Montréal et jamais je n'y retournerai, je préfère notre quiétude, les grands espaces et la proximité des gens.

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