Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Économique

Retour

28 janvier 2022

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

Le projet de mini centrale Onimiki pourrait avancer à vitesse grand V

Hydro-Québec a tenu une rencontre d’information pour les promoteurs

Claire Bolduc

©Lucie Charest - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Pour Claire Bolduc, les besoins et préoccupations de la population doivent être pris en compte.

Quoique sur la table depuis le début des années 2010, l’heure de la réalisation du projet de minicentrale hydroélectrique dans le sud du Témiscamingue pourrait avoir sonné. Il pourrait même se concrétiser d’ici 2026.

Hydro-Québec (HQ) a récemment lancé un appel d’offres pour l’acquisition de 480 Mega Watts (MW) d’énergie renouvelable. C’est cet appel de projets que la MRC de Témiscamingue attendait. Car depuis plusieurs années, les appels de projets de HQ se trouvaient davantage dans le secteur de l’éolien.

«Nous sommes très heureux de voir ce signal quant à cet appel de projets en ce début d’année, s’est réjouie Claire Bolduc, préfète du Témiscamingue. La rapidité avec laquelle les élus et les communautés partenaires se sont manifestés pour mettre la main à la pâte en fait foi. Ce projet, il sera grand et on l’aura réalisé ensemble, afin que le Témiscamingue puisse prospérer et se développer.»

Échéancier

HQ a donné une conférence préparatoire hier, le 27 janvier. Des représentants du comité formé par la MRC de Témiscamingue y ont participé. Cette conférence d’une durée de trois heures visait à faire connaître les grandes lignes de cet appel de projets, de l’admissibilité des projets jusqu’à l’échéancier. Les promoteurs ont jusqu’au 16 mars pour inscrire leurs projets. Ils auront jusqu’au 7 juillet 2022 pour soumettre une question. Enfin, ils auront jusqu’au 21 juillet à 16 heures pour déposer leurs soumissions. Celles-ci seront ouvertes le lendemain le 22 juillet à compter de 13h.

Ces projets doivent être en mesure d’être mis en service à compter du 1er décembre 2026.

Consultation

«La consultation publique est très importante pour nous, a rappelé Claire Bolduc. Le projet est déjà avancé, nous avions envisagé de mener ces consultations en 2020. Nous jouons un rôle d’arbitrage, nous voulons savoir quels sont les besoins et les préoccupations de notre population.»

Rappelons que le projet Onimiki implique la MRC de Témiscamingue, les Premières Nations de Wolf Lake et Kebaowek. Il s’agit de la construction des deux minicentrales et de leur exploitation. «La construction devrait durer 2 ans et permettre de créer plus de 200 emplois dans la région. Une évaluation indépendante a permis d’estimer que le projet générera dès la première année des revenus nets de 1,880 M$ pour les Premières Nations et la MRC», peut-on lire dans la description du projet sur le site web d’Onimiki. À l’an 10, ces revenus pourraient atteindre les 3 483 M$.

Premiers balbutiements

Ce projet de mini centrale de 42 MW est sur la table depuis plus d’une décennie. Déjà discuté en 2010, il a commencé à se concrétiser davantage aux yeux de la population témiscamienne lorsque la MRC et les chefs des deux communautés algonquines du Témiscamingue ont signé une entente de principe  le 25 mai 2015. Depuis différents comités composé de représentants des Premières Nations, des secteurs municipal et du développement économique ont effectué des missions au Lac Saint-Jean où ont été réalisé des projets similaires.

Des représentants de la communauté innue Mashteuiatsh et du groupe PEK, firme spécialisée dans le développement de projets, d’acceptabilité sociale et de gestion des opérations au Lac-Saint-Jean, avaient effectué un séjour au Témiscamingue en mai 2017.

Le comité formé lors du dernier Conseil de MRC du Témiscamingue est composé de Claire Bolduc, préfète de la MRCT, Pierre Gingras, maire de Témiscaming, Luc Lalonde, maire de Béarn, Bruno Boyer, maire de Belleterre et Roger Bouthillette, maire de Guérin. Le comité regroupera aussi quatre membres des communautés de Kebaowek et de Wolf Lake, dont les chefs Lance Haymond, chef de Kebaowek et Lisa Robinson, cheffe de Wolf Lake. Ce comité demeure en lien avec la firme PEK qui a accompagné la communauté de Mashteuiatsh au lac St-Jean dans leur projet de minicentrale s’étant concrétisé en 2017.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média