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01 février 2022

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Procès de l’agente Dorval : quatre témoins et deux vidéos au jour 1

Justice Val-d'Or

©Photo: Archives

Le procès de la policière Stéphanie Dorval se déroule cette semaine au palais de justice de Val-d'Or.

Quatre témoins ont été entendus et deux vidéos ont été présentées devant le tribunal et la juge Anne-Marie Jacques lors de la première journée du procès pour voies de fait de la policière Stéphanie Dorval, mardi au palais de justice de Val-d’Or.

L’agente de la Sûreté du Québec, défendue par Me Nadine Touma, fait face à cette accusation à la suite d’une intervention pour une altercation dans un immeuble à logements de la 16e Rue à Val-d’Or, le 14 septembre 2019. En gros, la Couronne, représentée par Me Claudia Carbonneau, lui reproche d’avoir bousculé un homme d’origine autochtone qui filmait la scène avec son téléphone cellulaire.

Sur la première vidéo présentée durant l’audience (vidéo filmée du deuxième étage de l’immeuble par le beau-frère du plaignant), on peut voir la policière aujourd’hui âgée de 35 ans se diriger vers l’homme en question et s’emparer de son cellulaire pour ensuite mettre l’appareil dans la voiture de police. L’homme, se trouvant tout près de la scène, filmait alors deux autres policiers qui s’affairaient tant bien que mal à embarquer à l’intérieur du véhicule de la SQ un individu en état d’arrestation qui refusait de collaborer.

Dans la deuxième vidéo présentée (une vidéo d’environ six minutes filmée par le plaignant lui-même), on voit d’abord l’agente Dorval tenter de maîtriser l’individu en crise au 1er étage de l’immeuble, avec l’aide d’un ambulancier. À la fin, on peut voir la policière s’amener vers l’homme qui filmait en lui disant, en anglais, qu’elle prenait son cellulaire comme élément de preuve.

«De la tension dans l’air»

Après le beau-frère de la présumée victime et deux ambulanciers, ce fut au tour d’une autre policière impliquée dans l’intervention, Christine Paquette, d’être appelée à la barre des témoins (par visioconférence dans son cas).

«Il y avait de la tension dans l’air, ça gueulait et ça criait autour, a-t-elle relaté au sujet de l’ambiance qui régnait lors de cette intervention. Un moment donné, l’agente Dorval a dit à l’individu (qui filmait) d’arrêter ça et je l’ai ensuite vue laisser le cellulaire sur le siège avant (du véhicule de police), mais je ne sais pas tout ce qu’elle lui a dit et je n’ai pas vu tous ses mouvements. Elle lui parlait en anglais, je ne suis pas bilingue et mon attention était portée sur l’individu que l’on arrêtait pour le maîtriser et le faire entrer dans le véhicule.»

L’agente Paquette a signalé qu’elle était dérangée par la présence de l’homme qui filmait la scène, tout près d’elle, et qu’elle lui avait demandé de s’éloigner. «Ce n’est pas le fait qu’il nous filmait qui me dérangeait, on est habitués de se faire filmer, mais bien par le fait qu’il était très proche de moi et dans mon dos, a-t-elle indiqué. On ne sait pas ce qui peut arriver, il faut se garder une distance pour la sécurité, sinon, ça peut être dangereux. C’est pour ça que je lui ai dit de se tasser», a précisé Christine Paquette.

À moins d’un changement au programme, le ministère public prévoit faire entendre six témoins en tout, dont le plaignant lui-même mercredi, au cours de ce procès qui doit durer quatre jours.

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