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09 mars 2022

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Grève annoncée des ambulanciers le 16 mars

Pour en finir avec les horaires de faction

Paramedic_Rouyn_3

©Jessica Gélinas

Les ambulanciers paramédicaux prévoient tomber en grève le 16 mars.

Les ambulanciers paramédicaux de l’Abitibi-Témiscamingue se préparent à déclencher la grève, le 16 mars. 

Les 120 paramédics, qui sont sans convention collective depuis le 31 mars 2020, entendent redoubler d’ardeur afin d’obtenir, notamment, l’élimination des horaires de faction qui sont toujours en vigueur dans les secteurs de Malartic, d’Amos et de Ville-Marie. 

Les horaires de faction sont des horaires de travail en vertu desquels les paramédics doivent demeurer disponibles 24 h sur 24 durant 7 jours consécutifs pour répondre à des appels d’urgence. Les paramédics n’attendent pas dans l’ambulance, mais de leur domicile. On estime que cela peut ajouter jusqu’à 10 minutes au délai d’intervention dans les régions couvertes par de tels horaires. Ce délai supplémentaire peut faire une différence importante lorsqu’il s’agit de sauver une vie ou de limiter les complications pour préserver la qualité de vie des usagères et des usagers. La situation est dénoncée depuis plusieurs années.  

« Ce qu’on veut, c’est être respecté, souligne le représentant du Syndicat des paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN, Harold Lavoie. Chaque jour, nous répondons présents pour servir la population. En intervenant rapidement, nous pouvons éviter des complications qui mineraient la qualité de vie des citoyennes et des citoyens, voire dans certains cas, leur sauver la vie. On s’attendrait à ce que le gouvernement entende nos besoins. Après tout, nos demandes n’ont rien d’extravagant. Malheureusement, le gouvernement nous tient pour acquis et nous pousse, par son immobilisme, à mettre en œuvre des moyens de pression plus costauds. Il est entièrement responsable de la situation ! » 

Fin des horaires de faction et salaire 

En plus de l’élimination des horaires de faction, les paramédics, qui négocient directement avec le Conseil du trésor, réclament aussi un niveau de salaire compétitif par rapport aux salaires versés dans les autres services de sécurité publique ou encore dans les urgences des hôpitaux. L’offre d’augmentation de 6% du gouvernement est insuffisante pour les syndiqués. De plus, les syndicats réclament des moyens assurant que le personnel puisse manger et terminer leur quart de travail aux heures prévues. 

« Personne ne peut prétendre que tout va pour le mieux actuellement dans le secteur préhospitalier, a ajouté le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec, Félix-Antoine Lafleur. On a assisté récemment à Senneterre à une situation déplorable directement liée au manque de ressources sur le territoire. Et d’autres situations semblables se sont produites un peu partout au Québec ces derniers mois. Nous nous expliquons bien mal que nous, les syndicats, soyons les seuls à travailler activement à la recherche de solutions alors qu’il en va du bien commun de toute notre région. » 

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