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10 mars 2022

Pas de diminution significative des cas de Covid-19 en A-T

Restons prudents, clame la Santé publique régionale

Covid-19

©Photo: Archives

Le CISSS-AT rapporte présentement 24 personnes hospitalisées dans la région en lien avec la Covid-19, dont deux aux soins intensifs.

(Par Myriam Grenier) – Même si la 5e vague tire à sa fin et que la situation demeure stable en Abitibi-Témiscamingue, la Santé publique ne constate pas une diminution significative des cas de Covid-19, contrairement aux autres régions du Québec.

Dans les dernières 24 heures, la région a enregistré 51 nouveaux cas de Covid-19, pour un total de 262 cas actifs répartis dans les cinq MRC du territoire. Un total de 24 personnes sont actuellement hospitalisées en lien avec le virus en Abitibi-Témiscamingue, dont deux se trouvent aux soins intensifs. On parle également de 10 décès liés à la Covid-19 dans la région depuis le 24 février.

«C’est toujours malheureux de constater de nouveaux décès, chaque semaine. Toutes nos actions vont dans le sens d’éviter les complications et les décès reliés à cette maladie, a rappelé Caroline Roy, présidente et directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), lors du point de presse hebdomadaire de l’organisation.

«Nos données ne nous permettent pas de constater une diminution significative de la situation pandémique, contrairement à celle constatée dans d’autres régions. On peut dire que la situation est stable, mais la fin de la 5e vague s’étire encore pour au moins quelques semaines dans la région», a-t-elle ajouté.

Des assouplissements, mais avec prudence

De son côté, le docteur Stéphane Trépanier, directeur par intérim de la Santé publique régionale, demande à la population de faire preuve de prudence. «Le succès des assouplissements, c’est vraiment de les faire de façon graduelle afin de nous permettre d’évaluer et de suivre chaque étape afin de s’ajuster au besoin, a-t-il souligné.

«Il faut faire la distinction entre les assouplissements en communauté et ceux dans les milieux hospitaliers. Il faut que ça se passe bien dans la communauté avant d’enlever le masque à l’hôpital afin de protéger les gens plus vulnérables», a ajouté Dr Trépanier.

Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil en santé publique pour le CISSS-AT, abonde dans le même sens. «La situation demeure stable, mais les cas n’ont pas diminué autant qu’on l’aurait souhaité. Avec les assouplissements annoncés, on passe de la gestion populationnelle à une gestion individuelle. Cela revient à moi, et à vous, d’évaluer le risque et de prendre les mesures nécessaires pour vous protéger», a-t-elle mentionné.

Deux ans en pandémie

La Covid-19 occupe nos vies et pensées depuis maintenant deux longues années. La Santé publique dresse somme toute un bilan satisfaisant de son travail sur le terrain.

«Tenir une situation d’état d’urgence pendant deux ans, c’est extrêmement exigeant, a soupiré la PDG Caroline Roy. Mais malgré tout, on a une grande fierté d’avoir pu poursuivre notre offre de services à la population même si elle a été mise à rude épreuve, et c’est toujours le cas d’ailleurs avec le manque de main-d’œuvre», a-t-elle précisé.

Dre Sobanjo a quant à elle salué l’effort collectif de la population. «Grâce à la collaboration de tout le monde, nous avons toujours été en mesure de diminuer les effets de la pandémie dans notre région. Lorsque les autres régions ont eu des mesures plus contraignantes, on a été privilégiés ici. Nous avons vécu deux années intenses, mais ensemble, on est arrivés où on en est. Évidemment, nous avons perdu des gens en cours de route, et on sait que ça été difficile pour ces familles», a-t-elle souligné.

À quand la radio-oncologie?

Par ailleurs, Caroline Roy, a profité du point de presse pour parler de la situation du Centre régional de radio-oncologie, à Rouyn-Noranda, où les services n’ont toujours pas débuté.

«On fait face à un enjeu de manque de main-d’œuvre majeur. Jusqu’à tout récemment, on avait une équipe de six techno-oncologues engagés. De ce nombre, trois se sont désistés de leur engagement envers notre organisation. Notre équipe compte présentement un radio-oncologue, un physicien pour la calibration et l’entretien des équipements, une coordonnatrice technique et une infirmière», a-t-elle énuméré.

Les trois écoles du Québec où se donne cette formation spécialisée ont été contactées, en plus de l’ordre professionnel. «On a aussi contacté tous les centres de radiothérapie du Québec afin de valider un prêt des ressources et on a fait des communications personnalisées auprès de tous les technologues de la province. Notre objectif est de compléter le plus rapidement possible l’équipe pour offrir ce service à la population. Dès que ce sera possible de confirmer une date, il me fera plaisir de le faire», a indiqué Mme Roy.

Précision sur la procréation assistée

Cette dernière a également confirmé que des services de procréation assistée étaient toujours disponibles, et couverts par l’assurance-maladie, dans la région. Ils sont gratuits ou reliés à un crédit d’impôt.

«Une information erronée a circulé quant à ce service. Nous avons 12 gynécologues au sein de notre organisation qui offrent des services gratuits, a signalé la PDG du CISSS-AT. Depuis le 15 novembre 2021, la Loi 73 a modifié diverses dispositions du programme pour élargir les critères pour les femmes de 18 à 40 ans, dont un cycle de fécondation in vitro. Ces services gratuits sont offerts dans quatre hôpitaux de la région : La Sarre, Amos, Val-d’Or et Rouyn-Noranda», a précisé Caroline Roy.

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