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13 avril 2022

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

Quatre organismes pressent les promoteurs d’Onimiki de les informer

Un déficit de transparence les priverait du rôle qu’ils souhaitent jouer

Électricité

©Depositphotos

Le projet de minicentrale hydroélectrique sera déposé le 21 juillet.

L’approche de la date butoir pour déposer le projet de minicentrale hydroélectrique Onimiki soulève des inquiétudes quant à la volonté des promoteurs d’informer la population et de mener des consultations sur le projet.

Les Amis de la rivière Kipawa (LARK), l’Association des riverains des lacs Tee et du Moulin (ARLT), l’Organisme de bassin versant du Témiscamingue (OBVT) ainsi que le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (CREAT) ont récemment mis en relief l’absence persistante de données fondamentales et de consultations publiques dans le cadre du projet Onimiki, mené par la MRC de Témiscamingue, les Premières Nations de Kebaowek et Wolf Lake, et ce, malgré leurs demandes répétées afin de les obtenir.

«À l‘approche du dépôt d’un projet de fourniture d’électricité renouvelable à Hydro-Québec, prévu pour le 21 juillet prochain, les acteurs locaux en environnement souhaitent obtenir des réponses à leurs préoccupations pour se positionner et, ultimement, participer à l’amélioration du projet de minicentrales dans le sud du Témiscamingue avant qu’il ne soit trop tard pour le modifier, ont-ils conjointement fait savoir. Sans ce processus essentiel de consultation des parties prenantes concernées, Onimiki ne peut pas atteindre l’acceptabilité sociale requise pour sa mise en œuvre.»

 

Contact et consultation

La préfète du Témiscamingue, Claire Bolduc, a soutenu être en contact avec ces organismes et fournir les informations pertinentes lorsque celles-ci sont disponibles. «Nous souhaitions consulter la population dès le printemps 2020, a-t-elle réitéré. Ce qui n’a pas été possible en raison de la pandémie. Depuis, il nous a plutôt été recommandé par le Groupe PEK, firme qui a contribué à la création de la minicentrale de Val-Jalbert, avec qui nous collaborons, de présenter le projet à la population lorsqu’il serait plus avancé afin d’être mieux en mesure de répondre aux questions qui pourraient être soulevées. Et ce dans un contexte où nous n’avons que sept mois entre l’appel de projets d’Hydro-Québec et son dépôt.»

Groupe PEK, qui a développé une expertise dans ce type de projets communautaires, a suggéré aux promoteurs d’Onimiki qu’il serait prématuré de le présenter à ce moment-ci à la population, puisqu’il pourrait encore évoluer une fois accepté. Ce qui ne va pas tout à fait dans le même sens que ce qui avait été avancé par la préfète lors de l’appel de projets début janvier 2022.

«La consultation publique est très importante pour nous, avait déclaré Claire Bolduc. Le projet est déjà avancé, nous avions envisagé de mener ces consultations en 2020. Nous jouons un rôle d’arbitrage, nous voulons savoir quels sont les besoins et les préoccupations de notre population.»

Devant le fait accompli

De fait, ce que craignent les groupes concernés, c’est de se retrouver face à un projet entièrement ficelé sans qu’ils n’aient pu disposer des données qui leur auraient permis de faire leur propre analyse avant de se prononcer ou de formuler des recommandations. Depuis, l’annonce des consultations qui n’ont pas eu lieu au printemps 2020, les quatre groupes affirment n’avoir décelé aucun signe de consultation publique à l’horizon malgré la progression rapide du projet Onimiki. «C’est pour cette raison que les acteurs impliqués demandent d’être consultés avant d’être mis devant un fait accompli une fois le projet déposé», ont-ils fait savoir.

Claire Bolduc quant à elle soutient toujours que la population sera informée avant le dépôt du projet et après. «Le projet sera déposé le 21 juillet, avant ça on aura parlé à la population et après, on va continuer de parler à notre population», a-t-elle maintenu.

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