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17 mai 2022

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Plus de postes vacants que jamais en région

Un nombre inégalé depuis le début de l’enquête en 2015

soudeur soudage ouvrier travailleurs main-d'oeuvre

©Stéphane Quintin - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

La crise de la main-d’œuvre a des impacts sur l’ensemble des services à la population.

Malgré une économie en pleine effervescence, les employeurs déclarent 4240 postes vacants en Abitibi-Témiscamingue au 4e trimestre de 2021, contre 1925 à la même période en 2019. 

Selon l’Enquête sur les postes vacants et les salaires (EPVS) débutée en 2015, seul le 3e trimestre de 2021 affichait un pire bilan avec 4310 postes vacants. Mariella Collini, agente de recherche à l’Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue (Observat), explique que la hausse coïncide avec la reprise des activités économiques et par le retrait graduel des mesures sanitaires.  

Perte de solidarité régionale 

La crise de la main-d’œuvre est exacerbée par celles du logement et des services de garde. Rappelons que les cinq MRC de la région ont décidé, dorénavant, de faire cavalier seul dans le dossier de l’attractivité, fractionnant du coup les investissements des campagnes promotionnelles. Pendant ce temps, la région a perdu 205 résidents en 2021. 

À cela, il faut ajouter que la capacité de rétention est préoccupante et que les grandes entreprises sont obligées d’avoir recours au navettage (fly-in/fly-out) pour combler leurs besoins. 

«Ce n’est pas normal que l’on soit l’une des régions du Québec qui n’ai pas profité de la migration vers les régions. Ce ne sont pas seulement les entrepreneurs qui doivent s’inquiéter du manque de main-d’œuvre, ça touche tout le monde. Il faut penser à l’impact que ça aura sur les services à la population : soins de santé, éducation service de garde et le reste», a souligné Mme Collini en ajoutant que la diminution de services réduirait aussi l’attractivité de la région.  

«Ce n’est pas normal que l’on soit l’une des régions du Québec qui n’ai pas profité de la migration vers les régions.»  Mariella Collini 

Postes vacants en A-T au 4e trimestre 2021 

Depuis plus de 120 jours

43% 

Postes permanents

90% 

Temps complet

83% 

Aucune scolarité minimale

42% 

Diplôme secondaire 5

23% 

Diplôme professionnel ou collégial

34% 

Diplôme universitaire

7% 

Salaire horaire moyen offert

23,60$ 

Postes en recrutement constant

62% 

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