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16 juin 2022

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

La pénurie de main-d’œuvre au cœur du congrès régional de la CSN

Le thème «Ensemble plus que jamais» plutôt pertinent après deux ans de pandémie

Félix-Antoine Lafleur

©Lucie Charest

Félix-Antoine Lafleur, lors du 24e congrès Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN.

Le 24e congrès du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN (CCATNQ–CSN) s’est déroulé pour une première fois à Ville-Marie, chef-lieu du Témiscamingue, du 14 au 17 juin. Outre la pénurie de main-d’œuvre, des enjeux liés au territoire ont été soulevés. Le plaisir de se retrouver en présentiel était aussi de la partie.

«Nous nous sommes ramassés tous isolés physiquement et psychologiquement pendant plus de deux ans, a relaté Félix-Antoine Lafleur, président de CCATNQ–CSN. Le thème «Ensemble plus que jamais» a illustré, on s’en rend compte, la force de la solidarité syndicale.»

Selon M. Lafleur, ce congrès aura illustré à quel point les membres ont de l’appétit pour reconstruire la solidarité, continuer de faire des gains.

Contrer la pénurie et la sous-représentation de groupes de travailleurs

Le tiers, soit une vingtaine, des 60 syndicats membres de la CCATNQ–CSN était présents à Ville-Marie. «Une quinzaine de syndicats, au moins, ne pouvaient être sur place cette semaine, car la pénurie de main-d’œuvre les empêchait de libérer leurs représentants pour assister au congrès», a souligné M. Lafleur.

En plus de tous les délégués qui ne pouvaient être présents, un accent tout spécial a été mis lors du congrès sur les groupes sous-représentés dans les différents types d’emplois. Au cours du prochain exercice de trois ans, des actions seront menées afin d’augmenter la représentation des femmes et des autochtones à l’intérieur du marché du travail.

«Même s’ils touchent tout le monde, il était important pour nous d’aborder ces sujets sous un angle local»  - Félix-Antoine Lafleur

«Tous les secteurs subissent les impacts de la pénurie de main-d’œuvre, a rappelé Félix-Antoine Lafleur. Il s’agit d’aller chercher la main-d’œuvre là où elle se trouve et où on ne va pas la chercher actuellement. L’objectif est de voir comment on peut améliorer cette représentation. À titre d’exemple, dans le milieu minier, la représentation autochtone est de 0,17 %. Alors que lorsque nous nous déplaçons dans les territoires cris, par traités, des travailleurs autochtones doivent être embauchés. La représentation atteint les 25 %.»

Enjeux territoriaux

Comme il s’agissait d’une première tenue du congrès régional au Témiscamingue, l’éclairage a été mis sur des enjeux territoriaux, même s’ils peuvent se retrouver à l’échelle de la grande région. Les soins de santé et le recrutement de main-d’œuvre étaient évidemment mis à l’ordre du jour.

«Même s’ils touchent tout le monde, il était important pour nous d’aborder ces sujets sous un angle local», a conclu le président Lafleur.

D’ailleurs, les membres présents du CCATNQ–CSN ont marché du Centre-Frère-Moffet, où se tenait le congrès jusqu’à l’hôpital de Ville-Marie afin de dénoncer les coupures de services en santé en Abitibi-Témiscamingue.

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