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16 juin 2022

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Plusieurs lits fermés et des services diminués pour les usagers cet été

La pénurie de main-d’œuvre frappe de plein fouet les services en santé

AB-Hemodialyse

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

«Les employés ont droit et méritent leurs vacances. La période estivale est toujours plus intense à planifier. Mais la pénurie des ressources humaines s’intensifie. Il a fallu trouver un équilibre avec la main-d’œuvre disponible», a mentionné Caroline Roy, PDG du CISSSAT.

Toutes les MRC de l’Abitibi-Témiscamingue seront touchées par des fermetures de lits, des ruptures ou des diminutions de services, et ce, jusqu’en septembre, faute de main-d’œuvre au Centre intégré de santé et de services sociaux de la région (CISSSAT).

Caroline Roy, présidente-directrice générale du CISSSAT (PDG), a présenté les mesures de son plan de réorganisation estivale lors d’un point de presse, le 16 juin.  

Le secteur le plus touché demeure le Témiscamingue, dont l’urgence du Centre multiservices Témiscaming-Kipawa restera fermée entre 19h30 et 7h30 jusqu’au 12 septembre, pour un total de 4 mois sans service de soir et de nuit.  

Les soins à domicile de ce territoire seront quant à eux diminués du 11 juillet au 9 août. Les usagers recevront une correspondance pour savoir comment s’organiser pour les besoins urgents.  

D’autres fermetures sont à prévoir, dont l’unité d’hébergement L’Héritage d’Amos. Les résidents ont été transférés au CHSLD d’Amos et certains vers d’autres CHSLD de leur territoire d’origine. Pour la MRC de Rouyn-Noranda, 13 lits de l’unité de réadaptation Les Îles de l’hôpital fermeront du 22 juin au 4 septembre.  

Il y a également une suspension temporaire des services de prélèvements sanguins au CLSC d’Abitibi-Ouest, à Villebois, Val-Paradis et Beaucanton.  

Plusieurs services réduits 

Plusieurs services seront réduits durant la période estivale partout en région. Pour la MRC d’Abitibi-Ouest, les lits passeront de 15 à 9 pour l’Unité régionale de réadaptation fonctionnelle intensive du CHSLD de Macamic et de 8 à 5 lits pour l’Unité transitoire de récupération.  

Toujours dans ce CHSLD, il ne restera qu’un seul lit pour les personnes en fin de vie. Si ce lit est occupé, les patients seront transférés à l’hôpital de La Sarre.  

Dans la MRC d’Abitibi, les lits diminueront de 24 à 18 pour les patients ayant subi une chirurgie qui doivent être hospitalisés quelques jours. Pour le service de réadaptation en installation, de 9 à 12 lits fermeront au CHSLD d’Amos et la chirurgie d’un jour de l’hôpital verra son quart du soir en rupture occasionnelle entre 18h et 23h.  

Les services de prélèvements pour les CLSC de Beaudry, Cadillac, Destor et Montbeillard seront offerts seulement deux demi-journées par semaine en intervalle. Un rendez-vous est nécessaire et l’horaire sera disponible en ligne.  

La MRC de la Vallée-de-l’Or est quant à elle touchée à l’hôpital en santé mentale de Malartic, avec la coupure de six lits sur 12 à l’Unité de réadaptation active. L’inhalothérapie verra aussi ses services diminuer et les délais augmenteront pour avoir accès à ce secteur d’activité.  

«On souhaite une vision régionale dans cette réorganisation. Si par exemple Val-d’Or a un lit de libre et qu’un usager d’Amos en aurait besoin, il va pouvoir bénéficier du service. Il y aura d’avantages de transferts cet été», a estimé la PDG. 

Des vacances et peu d’employés 

Ce branle-bas de combat pour combler les services en santé s’explique entre autres par un manque flagrant de personnel spécialisé et les vacances d’été.  

«Les employés ont droit et méritent leurs vacances. La période estivale est toujours plus intense à planifier. Mais la pénurie des ressources humaines s’intensifie. Il a fallu trouver un équilibre avec la main-d’œuvre disponible», a mentionné Caroline Roy.  

«Quand on parle d’offres en santé, on ne peut pas dire on ferme le lundi comme certaines entreprises. On a planifié durant deux mois cette réorganisation selon les capacités de chaque territoire et les vacances des employés de façon à ne pas compromettre la santé et la sécurité», a-t-elle estimé.  

«Juste au niveau des soins infirmiers, nous avons 700 personnes en poste et il en faudrait 1000. On parle de 30% de moins de cette main-d’œuvre qualifiée. C’est sans parler des autres métiers, où il y a une pénurie aussi», a rappelé la PDG.  

Un appel à la population 

Devant ce grand défi de combler les heures de chacun des départements en santé, la PDG lance un message à la population.  

«Si un usager peut rentrer à la maison, mais doit attendre qu’un membre de sa famille se libère pour que l’on puisse lui donner son congé, on demande la collaboration de chacun pour limiter les délais afin de libérer le lit pour les autres», a demandé Caroline Roy.  

Face à plusieurs réactions négatives des citoyens suivant cette réorganisation, Mme Roy maintient le cap. «On aurait pu regrouper les services et faire déplacer les gens d’une ville à l’autre pour recevoir les soins ou même transférer des patients à l’extérieur de la région. Mais ce n’était pas des options pour notre organisation. Nous avons choisi d’offrir des services de base de proximité partout sur le territoire», a-t-elle conclu.  

  

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