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29 juin 2022

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

Insertion sociale au sens propre comme au sens figuré

Dévoilement d’une murale qui s’inscrit dans le travail de titan de l’ACTIA

Adèle Beauregard

©Lucie Charest

Toutes les personnes présentes ont été invitées à lever leur tasse de cocktail, préparé par les membres actifs, à la santé de cette réalisation.

L’ACTIA, une association et centre de jour pour personnes vivant avec un handicap au Témiscamingue, vient de donner une belle leçon d’inclusion en dévoilant la murale sur  deux murs extérieurs de ses locaux situés dans un ancien édifice industriel. Quand environnement, municipal et art avancent main dans la main, le résultat ne peut être que probant.

L’expression avoir des étoiles dans les yeux ne semble pas à la hauteur pour décrire l’expression d’Adèle Beauregard, initiatrice du groupe environnementaliste Les Envertdeurs et conseillère municipale à Ville-Marie, lors de l’inauguration de la murale, le 28 juin. Avoir dans les yeux la Voie lactée, ses nébuleuses, ses constellations, semble davantage à la mesure de ce projet tant son rayonnement illumine toute une communauté.

«Le projet s’est échelonné sur deux ans, a-t-elle indiqué. Nous l’avons construit de manière à s’associer d’autres personnes qui prendraient en charge chacun leur part, comme les artistes Carol Kruger et Ginette Jubinville qui ont réalisé la murale, et Alex Brun, mon complice, qui s’intéresse à la permaculture, une façon de cultiver en s’inspirant du développement des plantes dans leur environnement naturel.»

Différents volets

En plus de la murale, ce projet d’envergure rejoint effectivement différents champs d’activité. Par exemple, un poulailler a été érigé du côté nord du bâtiment. Une partie du stationnement a été remplacée par des plates-bandes et des espaces où sont aménagés des bacs pour cultiver des plants de tomates et autres légumes.

«Quand nous avons débuté le projet, même à deux pieds sur la pelle, nous n’arrivions pas à l’enfoncer plus de trois pouces. La Ville a généreusement accepté de venir nous aider avec sa machinerie. En creusant, il n’y avait aucune racine, aucune trace d’insecte, c’était une terre morte. Nous en avons fait un milieu vivant», a relaté Adèle Beauregard sous des applaudissements enthousiastes.

Changer la face

Claire Bolduc, préfète, ne s’est pas contentée de souligner le travail de l’équipe de l’ACTIA auprès des personnes vivant avec un handicap. Elle est allée plus loin en mettant en contexte les retombées de ce travail dans la communauté.

«Ici, vous n’avez pas seulement changé la façade du bâtiment, a-t-elle souligné. Vous avez changé le visage des personnes qui le fréquentent. Quand on l’aperçoit de la rue, il est tellement beau et accueillant, que la perception de la population change également. Ce n’est pas sans raison que ce projet a été présenté par Adèle à Équiterre, où je siège, comme un modèle d’inclusion.»

«Ici, vous n’avez pas seulement changé la façade du bâtiment, vous avez changé le visage des personnes qui le fréquentent. Quand on l’aperçoit de la rue, il est tellement beau et accueillant, que la perception de la population change également.» - Claire Bolduc

Murale ACTIA

©Lucie Charest

La murale réalisée par les artistes témiscamiennes Carol Kruger et Ginette Jubinville habille les faces nord et ouest de l’édifice où loge le centre de jour l’ACTIA.

Marie-Claude Cloutier, responsable des communications et des relations avec le milieu à la Caisse Desjardins du Témiscamingue, s’est entendue avec Mme Bolduc pour dire que des projets comme ceux-ci, n’étaient pas des projets sur lesquels on devait s’attarder longtemps avant de délier les cordons de sa bourse.

Le projet a pu être réalisé avec un financement de la MRC de Témiscamingue, de Desjardins, de l’enveloppe discrétionnaire de la députée Émilise Lessard-Therrien et un soutien important de la ville de Ville-Marie.

Diversité neurologique

À juste titre, l’expérience d’Adèle Beauregard au centre de jour l’ACTIA s’est avérée révélatrice à de multiples égards. À travers ce projet, elle a collaboré avec les membres actifs du centre de jour. Ils ont appris à se connaître, à travailler ensemble, à se taquiner mutuellement.

«Aujourd’hui, nous entendons beaucoup parler de biodiversité, de son importance pour la planète, a-t-elle conclu avec une émotion tangible. Ici, nous assistons à la célébration de la neurodiversité. La neurodiversité, c’est l’inclusion sociale des personnes qui sont différentes neurologiquement. C’est notre rapport à eux et eux avec nous.»

Adèle Beauregard

©Lucie Charest

Adèle Beauregard peut dire mission accomplie devant l’envergure de cette réalisation collaborative.

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