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18 août 2022

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Le recul du français inquiète les élus fédéraux de la région

Sylvie Bérubé réagit fortement aux chiffres

Sylvie Bérubé

©Photo: Gracieuseté

Sylvie Bérubé veut que le Québec ait le contrôle de l’immigration pour préserver la langue française.

POLITIQUE - L’étude de Statistique Canada sur le poids du français au Québec a ravivé un vieux débat chez les députés bloquistes de l’Abitibi-Témiscamingue. Avec un recul qui se manifeste de plus en plus, les élus régionaux somment le premier ministre Justin Trudeau d’accélérer le pas pour la préservation du français au Québec.

Même si le nombre de personnes qui ont le français comme langue maternelle ou qui peuvent entretenir une conversation n’a jamais été aussi élevé au Canada, son poids est en recul dans la province et partout au pays. 

Au Québec, la proportion est passée de 77,1 % à 74,8 % entre 2016 et 2021, tandis que le pourcentage est passé sous la barre des 20% au Canada durant cette même période.  

Rien pour satisfaire le Bloc québécois, qui souhaite que la province ait plus de pouvoirs pour renverser cette tendance. 

«Qu’on mette les choses au clair : Québec est le seul maître d’oeuvre de sa politique linguistique, le déclin est arrivé pour notre belle langue de Molière et nous avons sonné l’alarme maintes fois et maintenant, il faut que le gouvernement Trudeau agisse!», lance la députée d’Abitibi – Baie-James – Nunavik – Eeyou, Sylvie Bérubé. 

Toujours selon l’étude, ce phénomène s’est aussi accentué en raison de la tranche de la population qui ne parle ni français ni anglais dans les maisons. De 2016 à 2021, elle a bondi de 16%.  

«Outre la connaissance minimale du français comme un critère à la citoyenneté québécoise, nous pensons qu’il est crucial pour le Québec de contrôler de A à Z son immigration. Jusqu’ici, tout ce que le gouvernement Trudeau aura prouvé, tant par ses nominations unilingues que ses sorties contre les tentatives de protection et de promotion de la langue française du gouvernement du Québec, c’est qu’il s’oppose aux efforts de sauvegarde de notre langue», pointe Sylvie Bérubé. 

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