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21 septembre 2022

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Pierre Dufour pris en mode défensif lors du débat des candidats

Une scène différente du débat de 2018

Débat Abitibi-Est

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Pierre Dufour était souvent en mode défensif lors du débat des candidats dans le comté d’Abitibi-Est.

ÉLECTIONS PROVINCIALES - Le dernier mandat de Pierre Dufour a été le centre d’attention du débat politique des candidats du comté d’Abitibi-Est, mardi soir. Les cinq aspirants ont pu faire valoir leurs idées sur la santé, l’environnement, le développement économique, le territoire et l’identité.

Aspirant député en 2018, Pierre Dufour n’était visiblement plus dans le même rôle qu’il y a quatre ans. Ses quatre adversaires et la population présente à la salle Félix-Leclerc ont pu contester les décisions et les réalisations de l’ex-ministre régional. Celui-ci a dû notamment défendre sa gestion de la harde de caribous, des soins de santé dans la région, sa présence sur le terrain et le manque d’agents de la faune. 

«Il faut s’attendre à ce type de débat, où tu seras la cible des trois quarts des questions adverses. Ils ont un travail de démontrer que le parti au pouvoir n’a pas fait le travail. De notre côté, on devait montrer que nous avons fait de belles réalisations et qu’on veut continuer pour un autre mandat de quatre ans», analyse le politicien sortant.  

Animée par la journaliste-pigiste, Émélie Rivard-Boudreau, la soirée s’est majoritairement déroulée dans le calme, à l’exception de quelques jabs envoyés ici et là. Satisfait de sa performance, le libéral Jean-Maurice Matte aurait souhaité une plus grande place aux échanges entre les candidats. 

«C’est un député qui n’avait pas le droit de parole dans son parti. J’aurais aimé pouvoir lui demander s’il sera un député qui sera muselé pour les quatre prochaines années. Est-ce que les gens savent pourquoi ils votent en lien avec ça?», a lancé M. Matte à propos de son rival caquiste. 

Ayant eu à défendre sa collègue Émilise Lessard-Therrien, que Pierre Dufour estime ralentir le développement économique à coup de moratoires, Benjamin Gingras a dû défendre la position de Québec solidaire de mettre une taxe de 15% sur les gros véhicules énergivores. 

«C’est sûr que les projets de Québec solidaire sortent du lot. On se distingue des autres partis, donc c’est tout à fait normal que les gens aient des questionnements sur nos engagements», estime-t-il.  

Projet d’élargissement 

Présent sur la scène pour défendre les grandes lignes du Parti conservateur du Québec, Maxym Perron-Tellier s’est dit en faveur d’une décentralisation des pouvoirs de Québec, en plus d’avoir un meilleur contrôle sur l’immigration et une facilitation pour exploiter les ressources naturelles. 

N'ayant pas fait d’annonce officielle depuis le début de cette campagne, celui-ci y est allé d’un premier grand souhait pour la circonscription lors du débat : l’élargissement de la route 117 entre Louvicourt et Rouyn-Noranda. Avec ce projet, M. Perron-Tellier espère pouvoir réduire les comportements dangereux sur la route transcanadienne, l’une des principales causes d’accidents sur cet axe routier. 

«C’est un projet qui me tient à cœur et j’y pense beaucoup depuis que je me suis impliqué en politique. J’ai souvent conduit sur la route 117 pendant mes études et plusieurs zones sont problématiques, dont une qui est particulièrement mortelle à cause de gens impatients», admet le conservateur. 

Le candidat conservateur devrait organiser une conférence de presse, jeudi, à Malartic, pour approfondir son plan sur ce dossier. 

Se différencier 

Principale porte-étendard pour les aînés et les itinérants, Jacline Rouleau veut pousser la question de la sécurité routière plus loin que la route 117. Le Parti québécois souhaite que les projecteurs soient aussi braqués sur les routes 386 et 113 pour que les cyclistes et les automobilistes puissent mieux partager le chemin. 

«Ça fait longtemps que je parle avec le ministère des Transports pour sécuriser ces routes pour les cyclistes. Ils font des travaux, mais n’agrandissent pas les chemins. Avec la loi sur la distance d’un mètre entre les autos et les vélos, les cyclistes sont obligés de rouler sur le gravier, et c’est plus dangereux», indique celle qui occupait le poste de mairesse de Senneterre-paroisse avant la campagne. 

Pendant le débat, elle a aussi observé que plusieurs candidats ont le même discours pour régler certains problèmes, ce qui rend la tâche de se démarquer encore plus difficile.  

«Des fois, j’avais l’impression que les autres candidats avaient lu ma feuille et prenaient mes idées, illustre Mme Rouleau. Un moment donné, j’ai changé mon rôle et mes questions et j’ai pris des notes. Je n’étais pas pour répondre ‘’c’est la même chose’’ toute la soirée.» 

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