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28 septembre 2022

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

Alexis Lapierre veut protéger les Eskers

Ses deux collègues de Québec solidaire l’appuient

Alexis Lapierre - Québec solidaire

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Pour Alexis Lapierre, retirer les titres miniers pour protéger les eskers serait déjà un bon pas de fait.

Le candidat de Québec solidaire dans Abitibi-Ouest fait appel au principe de précaution appliqué en science de l’environnement et en développement durable, afin que des mesures de protection soient prises en amont pour éviter que des dommages irréversibles ne soient infligés aux eskers.

«L’une de nos plus grandes richesses en Abitibi-Témiscamingue, c’est l’eau, a rappelé Alexis Lapierre. Les eskers sont des formations géologiques qui recueillent, dans bien des cas, une eau de très grande qualité, et ce, de façon renouvelée. Avec ce qui se passe actuellement, la crise climatique, les sécheresses, et l’incertitude sur notre résilience alimentaire, mettre ces formations géologiques à risque pour de l’exploitation minière, ce n’est plus un choix logique, ni au niveau environnemental ni au niveau économique.»

Près de 7 % du territoire

Selon M. Lapierre, les eskers de l’Abitibi-Témiscamingue représentent une superficie de 4432 kilomètres carrés, soit 6,86% du territoire de la région et présentent bien souvent des caractéristiques uniques de biodiversité qui gagneraient à être protégées. Les modalités d’établissement des aires à protéger sont à définir. Pour Québec solidaire, le processus de protection du territoire doit se faire en collaboration avec les élus, les citoyens, les acteurs de l’industrie et les Premières Nations.

«Actuellement, plusieurs eskers de l’Abitibi-Témiscamingue ne sont pas encore correctement caractérisés. Cependant, beaucoup d’entre-deux sont grevés de titres miniers. Il faut calmer le jeu. En retirant les titres miniers de façon préventive et en donnant les leviers financiers nécessaires à des organisations comme la Société de l’eau souterraine Abitibi-Témiscamingue (SESAT) pour évaluer le potentiel de nos eskers, nous pourrons déterminer collectivement quels territoires pourraient faire l’objet d’activités minières et lesquels devraient être protégés.»

«Actuellement, plusieurs eskers de l’Abitibi-Témiscamingue ne sont pas encore correctement caractérisés» - Alexis Lapierre

En ce sens, le candidat Lapierre propose, entre autres, pour assurer la protection des eskers et des moraines du territoire de l’Abitibi-Témiscamingue de retirer de façon préventive les titres miniers qui grèvent ces formations géologiques. La démarche est appuyée par Benjamin Gingras, candidat solidaire d’Abitibi-Est et Émilise Lessard-Therrien, députée sortante de Rouyn-Noranda-Témiscamingue.

Protection du territoire

En Abitibi-Témiscamingue, les territoires protégés représentent moins de 9% de la superficie totale de la région, selon Alexis Lapierre. Ce qui se trouve  de la cible de 17% de la Convention sur la Diversité biologique des Nations Unies et de celle de la CAQ. «Le retrait des titres miniers sur les eskers ouvre la porte à une plus grande protection du territoire en faisant de ces formations géologiques, des aires protégées», a-t-il martelé.

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