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17 octobre 2022

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

Cancer du sein : toujours être attentive à son corps

Le combat d’une jeune maman face à la maladie et aux traitements

Anick Veillette

©Gracieuseté

Le regard plein de peur et le cœur rempli d’espoir et de courage, voilà comment Anick Veillette décrit les sentiments qui l’habitaient au début de ses traitements de chimiothérapie.

À peine âgée de 40 ans, Anick Veillette n’a pas hésité un instant à prendre les moyens pour en avoir le cœur net lorsqu’une rougeur accompagnée de picotements au sein a attiré son attention. Toutefois, comme bien des gens, quand elle a consulté, c’était avec l’espoir de se faire dire qu’elle n’avait rien.

«Ça a été un choc, quand on entend le mot cancer, la première chose à laquelle on pense, c’est la mort, a confié Anick Veillette. On sait tous que le cancer, ça existe, que ça arrive. Mais quand c’est soi, c’est un choc. C’est un peu la pensée magique de penser que ça n’arrivera pas à nous. J’ai pensé à mes deux garçons de 7 et 8 ans.»

C’est d’ailleurs avec le cœur rempli d’espoir et de courage qu’elle a abordé ce processus vers la guérison. Il faut savoir qu’Anick Veillette est une femme très active, en plus de son emploi à temps plein, son rôle d’épouse et de maman, elle pratique plusieurs sports tels le golf, le jogging, le vélo, le ski de fond, le ski.

Ne pas hésiter à consulter

D’une manière, c’est la vigilance d’Anick Veillette qui lui a permis d’avoir un diagnostic très rapidement, sans même avoir détecté de masse dans son sein.

«Je ne fais pas partie du groupe de femmes principalement atteintes, je n’avais pas de masse, a-t-elle relaté. J’avais comme une sensation de tiraillement dans mon sein droit, une rougeur, ça s’est mis à piquer. Au départ, j’avais pensé que c’était le tissu de mon soutien-gorge. J’ai fait ce qu’il ne faut pas faire, j’ai effectué une recherche en ligne. À la suite de ce que j’ai trouvé, j’ai pris un rendez-vous dans une clinique privée à Montréal, mon médecin de famille était en congé de maternité.»

« La seule chose où j’ai un contrôle, c’est mon moral. Et ça, je m’organise pour garder le moral, faire des choses qui me plaisent» - Anick Veillette

Dédiée à sa guérison

Après avoir eu le sentiment d’être propulsée dans un manège de montagnes russes, Mme Veillette a pris sur elle de s’abandonner aux spécialistes qui l’avaient prise en charge.

«Ce sont eux qui ont les compétences, a-t-elle consenti. On ne peut que leur faire confiance et s’en remettre à eux. Nous, on ne contrôle plus rien. On ne peut rien faire de plus que de respecter les recommandations du médecin. Une fois diagnostiquée, ce n’est pas une maladie sur laquelle on peut intervenir directement soi-même. Pour moi, c’est l’une des choses les plus difficiles à accepter.»

À cet égard, Anick Veillette n’a que de bons mots pour le personnel soignant. Elle s’est immédiatement sentie en sécurité et bien entourée. Selon sa récente expérience, en oncologie, les rapports sont très personnalisés. «Tu entres là et tu te sens comme chez toi, a-t-elle ressenti. Ils t’appellent par ton prénom.»

Malgré les jours où elle a éprouvé de la frustration, car elle n’avait pas la capacité pour pratiquer ses activités physiques habituelles, elle pratique la marche chaque jour et s’autorise à récupérer par le biais d’une petite sieste quotidienne.

«Je suis entièrement concentrée sur ma guérison. Je sais que c’est temporaire, a-t-elle conclu. La seule chose où j’ai un contrôle, c’est mon moral. Et ça, je m’organise pour garder le moral, faire des choses qui me plaisent, voir des ami-e-s. Il faut savoir s’entourer de personnes positives, trouver ses petits bonheurs dans son malheur.»

Anick Veillette

©Gracieuseté

Anick Veillette et son équipe de coureurs ont amassé 8000 $ lors de l’événement organisé à Val-d’Or pour la Fondation du cancer du sein du Québec.

La suite des choses

Depuis la tombée de son diagnostic à la fin juin, Anick Veillette a d’abord entrepris ses 16 traitements de chimiothérapie à Val-d’Or. Par la suite, elle poursuivra ses traitements de radiothérapie au CHUM à Montréal au printemps 2023.

Dans le cadre du mois de la sensibilisation «Faisons la lumière sur le cancer du sein» elle a réuni une équipe de coureurs qui a récolté 8000 $ le 2 octobre pour la recherche. «Au total, c’est autour de 20 000 $ qui ont été amassés dans le secteur de Val-d’Or», a-t-elle précisé.

«S’il y a un conseil que je pourrais donner, a poursuivi Mme Veillette en guise de conclusion, c’est d’être attentive à son corps. Je ne sais pas pour les autres cancers, mais dans le cas du cancer du sein, plus il est détecté précocement, plus les chances de guérison sont bonnes. Dès qu’on se pose une question, c’est qu’il y a quelque chose de différent»

©Gracieuseté

Anick Veillette et son équipe de coureurs ont amassé 8000 $ lors de l’événement organisé à Val-d’Or pour la Fondation du cancer du sein du Québec.

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Jessica Descôteaux, accompagne son amie, Anick Veillette à tous ses traitements de chimiothérapie.

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Le jour de ce huitième traitement de chimiothérapie marque le passage à la seconde moitié du parcours d’Anick Veillette dans ce département.

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Pour Anick Veillette, il est important pendant ce passage d’aménager ces petits bonheurs dans ce malheur. Une soirée entre amies en fait partie.

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Le regard plein de peur et le cœur rempli d’espoir et de courage, voilà comment Anick Veillette décrit les sentiments qui l’habitaient au début de ses traitements de chimiothérapie.

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