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05 décembre 2023

Michel Ducas - mducas@medialo.ca

Réductions forestières : les coops inquiètes

Toute la chaîne d’approvisionnement est à repenser, selon la FQCF

Feux de forêt Matchi-Manitou

©Photo : Daniel Shink

La Fédération des coopératives forestières du Québec est inquiète devant la réduction des possibilités forestières annoncées la semaine dernière par le Forestier en chef.

La réduction des possibilités forestières annoncées la semaine dernière par le Forestier en chef du Québec, Louis Pelletier, inquiète les coopératives forestières.  La Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) salue l’initiative de la ministre Maïté Blanchette-Vézina de tenir une grande réflexion sur l’avenir de la forêt au Québec, et estime du même souffle que c’est toute la chaîne d’approvisionnement forestier qui est menacée. 

Au total, le Forestier en chef avait annoncé des réductions de 620 000 m³ de bois par an pour les régions de l’Abitibi-Témiscamingue, du Nord-du-Québec et de la Mauricie.  « Si on ne trouve pas des solutions à long terme, ce sont des communautés entières qui sont à risque de disparaître, affirme la directrice générale de la FQCF, Annie Beaupré.  Les impacts des réductions de possibilités forestières, à long terme, vont se faire sentir dans toutes les sphères de la production forestière. » 

La FQCF est inquiète pour l’Abitibi-Témiscamingue, le Nord-du-Québec et la Mauricie, mais l’organisme croit que d’autres régions subiront elles aussi les impacts de cette décision du Forestier en chef.  « On parle de possibles fermetures d’usines, d’emplois perdus et même de pénurie de travailleurs pour assurer la récolte du bois, croit Mme Beaupré.  Il faut établir des stratégies efficaces pour la remise en production de superficies touchées par les feux de forêt. » 

Des changements au régime forestier 

Les coops forestières ont bien hâte d’entendre les propositions gouvernementales.  « Devant les changements climatiques qui se font sentir, il importe d’agir plus tôt que tard et d’avoir le courage d’adapter nos façons de faire, de dire le président de la FQCF, Stéphane Gagnon. Tout doit être sur la table, incluant des améliorations au régime forestier afin de permettre au secteur d’apporter sa pleine contribution au développement des régions du Québec, en plus de lutter contre les changements climatiques. »  

À cet effet, la Fédération salue l’initiative de la ministre Maïté Blanchette-Vézina, qui a annoncé le mois dernier la tenue d’un vaste chantier de réflexion sur l’avenir de la forêt québécoise.  D’ailleurs, la FQCF et ses membres ont annoncé leur intention de participer activement à ces consultations, qui se tiendront dans les régions forestières du Québec au cours de l’hiver.  « Il faut repenser notre régime forestier, affirme Annie Beaupré.  Et cela passe par toutes les phases de la chaîne d’approvisionnement. » 

De la pépinière à l’usine 

Selon la FQCF, les feux de forêt historiques de l’été dernier sont venus mettre une pression accrue sur toute l’industrie forestière au Québec.  « Même les pépinières seront affectées, affirme Mme Beaupré.  Il faut réaménager les forêts touchées par les feux, et cela va passer par les pépinières, qui devront produire davantage d’arbres pour reboiser les forêts.  Notre organisme représente toutes sortes de coopératives, des petites et des plus grandes.  Toutes sont impactées, et ce, dans toutes les régions du Québec, pas seulement dans les régions citées par le Forestier en chef. »  

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