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03 janvier 2024

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10 dossiers à surveiller en 2024

2024

©Deposit Photos - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

La page est à peine tournée sur 2023 que déjà plusieurs dossiers retiennent l’attention pour la nouvelle année qui débute. Voici 10 sujets à suivre de près pour l’année 2024.

2024 : Retour sur les feux de forêt 

La ministre Blanchette-Vézina tiendra des consultations - Dans le domaine forestier, l’Abitibi-Témiscamingue devra renaître de ses cendres, au propre comme au figuré.  Les feux de forêt qui ont durement touché la région en 2023 vont continuer d’avoir des impacts en 2024. 

S’il est impossible de prévoir de quel bois se chauffera l’été 2024, on peut d’ores et déjà affirmer que le gouvernement tirera des leçons de l’été 2023, « une année historique », aux dires de plusieurs experts. La ministre des Forêts, Maïté Blanchette-Vézina, parcourra le Québec au cours des prochaines semaines, pour rencontrer les intervenants concernés :  pourvoiries, compagnies forestières, scieries, etc.  La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) tirera elle aussi des enseignements de cet été historique. 

SOPFEU

©Gracieuseté - SOPFEU - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Les feux de forêt de 2023 continueront d’avoir des impacts en 2024.

Fonderie Horne : à surveiller en 2024 

Dossier des émissions de produits toxiques et de métaux lourds par la fonderie Horne de Rouyn-Noranda - Création de la zone tampon dans le quartier Notre-Dame, suivie de l’attestation gouvernementale et action collective déposée contre Glencore…2024 sera une année à surveiller en ce qui concerne la fonderie Horne. 

Sujet chaud et polarisant depuis quelques années déjà à Rouyn-Noranda, le dossier de la fonderie Horne risque d’occuper beaucoup d’espace médiatique en 2024. Les prochains mois seront déterminants en ce qui concerne la création de la zone tampon, notamment en ce qui a trait à l’échéancier prévu pour les dédommagements des propriétaires de résidences incluses dans la zone prochainement aménagée. Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation devrait par ailleurs poursuivre ses rencontres avec les gens touchés par le déménagement dès les premiers mois de 2024. En ce qui concerne l’action collective déposée par 2 résidents de Rouyn-Noranda et pilotée par la firme d’avocat Siskinds-Desmeules, des développements pourraient survenir en 2024. La firme a par ailleurs débuté son processus de cueillette de noms auprès des résidents qui désirent faire partie de l’action collective, qui interpelle plus directement les résidents du quartier Notre-Dame de Noranda et ceux dont le préfixe postal débute par J9X. 

Fonderie Horne janvier 2023

©Le Citoyen - Christine Morasse

Le dossier des émissions toxiques émises par la fonderie Horne de Rouyn-Noranda risque d’occuper une grande place dans l’actualité locale, régionale et nationale au cours de l’année 2024.

2024 : Autochtones vs minières 

Les communautés algonquines vont continuer de réclamer leur dû. - Dans le domaine minier, on risque de voir les communautés autochtones de la région hausser le ton une fois de plus pour réclamer leur part du gâteau de la manne minière.  Pour les communautés algonquines surtout, 2024 pourrait devenir une année-charnière pour la reconnaissance de leurs droits. 

Chez les Cris, qui sont régis par une convention, les ententes continueront de se négocier assez rondement.  C’est loin d’être le cas chez les Algonquins, qui, on l’a vu dans le dossier de Preissac, ne s’entendent pas toujours entre eux.  Il faudra voir comment Agnico Eagle, d’ailleurs, réussira à régler ce dossier épineux avec les Algonquins de Long Point First Nation.Les communautés de Lac-Simon et Pikogan, pour leur part, vont poursuivre leurs pourparlers avec la minière Sayona.  L’entreprise australienne se dit ouverte au dialogue, mais les chefs, Lucien Wabanonik (Lac-Simon) et Chantal Kistabish (Pikogan) demeurent sur leurs gardes.  

Henry Rodgers

©Gracieuseté

Les Anishinabes vont poursuivre leurs pourparlers avec les minières de la région en 2024.

De nouvelles infrastructures sportives à Rouyn-Noranda pour 2024 ? 

L’année 2024 pourrait être charnière pour la Ville de Rouyn-Noranda en ce qui concerne le développement de son offre de service dans les sports.Des développements sont attendus en 2024 concernant les projets du Centre aquatique et du Centre multisports à Rouyn-Noranda.  

À la mi-novembre 2023, la Ville de Rouyn-Noranda annonçait qu’elle allait déposer son projet de construction du Centre multisports, dépendamment de son acceptation au programme PARSIFA, qui pourrait permettre à la ville d’aller chercher un financement maximal de 20 millions de dollars auprès du gouvernement. Le projet comprend, pour l’instant, la construction d’une surface synthétique, une palestre de gymnastique, un gymnase double et 3 couloirs de course. La Ville n’a cependant pas encore dévoilé ni l’échéancier ni le coût total du projet. En ce qui concerne le Centre aquatique, la VRN a dû négocier, en juin 2023, avec une soumission dépassant de 30 millions de dollars les coûts budgétés par son conseil. La soumission telle que déposée était d’environ 60 000 000 de dollars, soit 31 000 000$ de plus que ce que la ville avait prévu dépenser. Toutefois, le gouvernement du Québec annonçait, en juillet 2023, qu’il allait bonifier son enveloppe à 16 153 979$ pour aider au financement du projet. En décembre 2023, la ville avait octroyé 1 719 000$ en contrat pour la préparation des plans et devis du futur Centre aquatique. 

Centre aquatique Agnico Eagle

©Gracieuseté - Ville de Rouyn-Noranda - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Le Centre aquatique (modélisation photo) et le Centre multisports de Rouyn-Noranda seront des dossiers à surveiller en 2024 en ce qui concerne la bonification de l’offre sportive pour les citoyens de la municipalité.

Zone d’Innovation Minière: à surveiller en 2024 

Le développement du projet poursuit son cours - Le dossier de l’implantation de la Zone d’Innovation Minière à Rouyn-Noranda pourrait débloquer en 2024. 

En date du mois de novembre 2023, le dossier de la ZIM était toujours à l’étude par un comité interministériel à Québec afin d’évaluer la candidature de Rouyn-Noranda et les grandes lignes du projet. Advenant une réponse positive du comité, c’est le ministre de l’Économie du Québec, Pierre Fitzgibbons, qui devrait procéder à l’annonce officielle. La ZIM aura pour but de concentrer la recherche et le savoir de l’exploitation minérale au Québec dans un même lieu, en intégrant les universitaires, les entreprises d’exploitation et les instances gouvernementales. Le but ultime sera de faciliter les échanges et encourager le développement de la filière minérale, particulièrement en ce qui concerne les métaux critiques et stratégiques (par exemple, le lithium). Le projet nécessite un investissement de 800 millions de dollars sur 5 ans, qui couvriraient la construction des infrastructures de la ZIM. 

Rouyn_Noranda_Zone_innovation_miniere_2050

©Ville de Rouyn-Noranda

Le projet d’implantation de la Zone d’Innovation Minière à Rouyn-Noranda pourrait subir des développements majeurs en 2024.

Baril et Bellemare visent gros pour 2024 

Le potentiel de certains athlètes s’est manifesté lors de l’année 2023. Pour 2024, la barre sera placée un peu plus haute et quelques-uns d’entre eux joueront gros dans leur discipline respective. 

Récemment revenue d’une troisième place au niveau canadien en cross-country, Léane Baril comptera parmi les sportives à surveiller en 2024. Déterminée à se reprendre au niveau national, la Rouynorandienne misera sur sa dernière saison collégiale pour ramener une bannière de champion aux Astrelles du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, après deux médailles d’argent. Champion canadien et double recordman national, l’haltérophile de Macamic, Alex Bellemarre, a maintenant Paris sur son radar. Incommodé par une blessure au coude qui l’a affaibli quelque peu lors des Mondiaux d’Arabie Saoudite, les prochains mois serviront de positionnement afin de sécuriser sa place sur l’équipe nationale olympique. Bellemarre pourra se servir de sa 4e place aux Jeux panaméricains (à 1 kg du bronze) pour lancer ce processus, en 2024. 

Léane Baril - Truro

©gracieuseté

Léane Baril fait partie des athlètes régionaux qui auront une grosse année 2024.

Projet Windfall : l’électrification arrive à grands pas 

La construction de la ligne électrique pour alimenter le projet aurifère de Minière Osisko près de Lebel-sur-Quévillon - La construction de la ligne électrique du projet Windfall devrait se terminer au printemps 2024, ce qui s’annonce comme un grand pas en avant pour la future mine d’or. 

En octobre 2023, Minière Osisko avait d’ailleurs confirmé une entente d'attribution d'énergie hydroélectrique avec Hydro-Québec, qui incluait une demande d’énergie prévue et l’allocation d’installations électriques de l’ordre de 27 400 kilowatts pour la future mine. L'électricité sera d’ailleurs livrée au poste MICO, situé à proximité de Waswanipi, puis transportée à l'aide d'une ligne électrique dédiée du poste MICO jusqu'à Windfall. Rappelons que la ligne électrique MICO-Windfall d’une longueur de 95 km, qui est présentement en construction, est un projet assuré par la Miyuukaa Corporation, une compagnie pilotée par les cris de Waswanipi. À noter également que le gisement aurifère Windfall est situé à l’est de Lebel-sur-Quévillon et comporterait, selon les dernières estimations, 297 000 onces d’or dans la catégorie des ressources minérales mesurées et 3 754 000 onces d’or dans la catégorie de ressources minérales indiquées. 

Osisko_Windfall_camp

©Minière Osisko

La construction de la ligne électrique qui doit alimenter la future mine d’Or Windfall, propriété d’Osisko Mining (Minière Osisko), devrait être complétée pour 2024.

2024 : la course au lithium 

La COP28 a fait de la région un centre névralgique - Dans le domaine minier, 2024 risque fort d’être l’année de la course au lithium.  Déjà en 2023, les compagnies d’exploration ont multiplié les forages en Abitibi-Témiscamingue et dans le territoire cri Eeyou-Istchee, avec des résultats probants.  De plus, la région est bien positionnée en matière de transformation de minerai, avec l’usine Lithium Amérique du Nord, à La Corne.

Avec la déclaration finale de la COP28, qui vise à réduire l’utilisation des énergies fossiles, et avec l’initiative du gouvernement Legault de permettre l’implantation de l’usine suédoise de batteries Northvolt, plusieurs entreprises d’exploration qui ont fait des découvertes en 2023 pourraient passer de l’exploration à la production.  Quant à l’usine Lithium Amérique du Nord, elle a montré qu’elle demeure un joueur important dans la filière batterie, en effectuant sa première livraison en 2023.   

Winsome

©Capture d'écran - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Les entreprises comme Ressources Winsome risquent de passer de l’exploration à la production en 2024.

Marban Alliance entre dans une phase critique 

Les prochains mois seront d’une importance capitale pour le projet minier Marban Alliance. L’un des plus gros sites en développement dans la région, la possible future mine à ciel ouvert située à Dubuisson déposera son étude de faisabilité, en 2024. 

L’étude ne sera pas le seul dossier qui occupera les bureaux de la compagnie aurifère Minière O3, responsable du projet Marban Alliance. Pendant que le processus de l’étude de faisabilité sera en cours, l’entreprise amorcera également l’étude d’impact sur l’environnement. Un rapport qui sera attendu par plusieurs citoyens et groupes écologistes. L’un des critères en vue de la réalisation de Marban Alliance est la réalisation d’une déviation permanente du ruisseau Keriens, qui longe le potentiel site. Minière O3 a d’ailleurs présenté les plans en vue de ce détournement. Cette action donnera l’occasion à l’entreprise de nettoyer l’actuel cours d’eau, qui a été contaminé par les activités minières du passé. Les citoyens auront d’ailleurs leur mot à dire par rapport à la déviation pour orienter certaines étapes. 

Marban

©Gracieuseté - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Les dossiers de la déviation du ruisseau Keriens et le début de l’étude de faisabilité occuperont l’année 2024 du projet Marban Alliance, à Dubuisson.

2024 : le renouveau de Casa Berardi 

La mine passera à des opérations en surface - Dans le secteur Abitibi-Ouest, la mine Casa Berardi va vivre de gros changements en 2024.  Hecla Québec a en effet décidé de fermer son secteur est, et de cesser la production souterraine.   

Chez Hecla Québec, on a pris le pari de transiter vers des opérations de surface, puisque le secteur n’est tout simplement plus rentable.  L’entreprise, malgré cela, entend poursuivre ses travaux d’exploration dans le secteur ouest, pour trouver de nouvelles ressources souterraines.  En attendant, l’entreprise va opérer sa fosse 160, et pour ce faire, va investir dans de l’équipement de surface.  Hecla Québec attend son permis pour procéder aux travaux de décapage de sa fosse principale, des travaux prévus autour de 2028. Point de vue personnel, l’entreprise affirme qu’il y aura « assurément » des mises à pied, mais on va former certains employés pour qu’ils puissent eux aussi transiter vers la surface.    

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©Hecla Québec

La mine Casa Berardi va transiter graduellement vers des opérations de surface.

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