La CSN dénonce l’aller-retour au privé d’un médecin spécialiste

  • Publié le 28 janv. 2025 (Mis à jour le 23 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec de la CSN s’est interrogé, le 27 janvier, sur l’aller-retour du réseau public au réseau privé d’un urologue de Val-d’Or. Cette dénonciation s’inscrit dans le cadre de la campagne menée par la CSN.

En effet, la campagne intitulée Pas de profit sur la maladie est diffusée dans tout le Québec depuis des mois. Cette initiative exhorte les Québécois à unir leurs voix à la cause d'un réseau de santé et de services sociaux pleinement publics

Concrètement, une requête d’accès à l’information émise par la centrale syndicale révèle que la pratique est en hausse en province. En Abitibi-Témiscamingue, l’urologue Thierry Tremblay s’est notamment désaffilié entre avril 2023 et octobre 2024, à au moins une reprise du régime public, alors que 834 patients de la région sont présentement en attente d’un soin en urologie, dont 17% hors délais. 

La CSN prône la fin de ces allers-retours pour mettre un terme à l’exode des médecins vers le privé. En ce moment, un simple avis de 30 jours avant de pratiquer au privé est requis, simplifiant les allers-retours. 

À l’occasion du plan d’urgence pour régler la crise d’accès au réseau, la CSN réclame aussi à Québec l’imposition d’un moratoire sur l’ouverture des cliniques médicales à but lucratif. 

Est demandé, par ailleurs, au gouvernement la garantie que les services destinés au public ne seront plus confiés au secteur privé afin d’assurer une gestion transparente et centrée sur les besoins de la population plutôt que sur le profit.
« L’ensemble de ces mesures peut être appliqué dès maintenant et sans délai si le gouvernement s’y décide », mentionne la Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec-CSN (CCATNQ). 

Réactions
« En région, les difficultés d’accès aux soins sont criantes. Dans ce contexte, la dernière chose dont on a besoin c’est de perdre des médecins pendant qu’ils vont maximiser leur revenu au privé », explique le président du CCATNQ,  Félix-Antoine Lafleur.

« Lorsque cet employeur convoque des travailleurs pour des expertises médicales, avec l’argent des contribuables, ces dits experts pratiquent-ils dans le secteur privé ? », s’interroge la vice-présidente, Lyne Massicotte.
« Nous osons croire que non, mais un doute subsiste à notre esprit », nuance-t-elle.

De son côté, la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), ainsi que co-porte-parole de la Campagne en région, estime qu’il y a lieu de questionner l’utilisation des cliniques privées pour desservir la population, et peut-être même le CISSS Abitibi-Témiscamingue.

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