Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Covid-19

Retour

01 avril 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Les ressources intermédiaires d’hébergement n’en peuvent plus

Elles demandent à Québec une aide d’urgence, mais aussi une solution définitive à leur manque de financement chronique

residence-signature3

©Marc-André Gemme - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Avec 50 résidents âgés en perte d’autonomie, la Résidence Signature de La Sarre est l’une des plus importantes ressources intermédiaires d’hébergement de la région.

Elles devaient déjà relever d’importants défis avec un manque de financement chronique, mais voilà que la crise liée à la COVID-19 complique encore plus la gestion au quotidien des ressources intermédiaires d’hébergement, qui réclament de toute urgence une solution de Québec.

Directrice de la Résidence Signature de La Sarre qui, avec ses 50 résidents âgés en perte d’autonomie, est l’une des plus importantes ressources intermédiaires en hébergement de la région, Kary Fiset vit difficilement la crise sanitaire.

«Même si, en date du 31 mars, aucun cas de COVID-19 n’a été identifié chez nos résidents ou auprès du personnel, nous avons des employées qui refusent de venir travailler parce qu’elles ont peur pour leur santé. On doit donc considérer cela comme des départs volontaires. Nous avons aussi des employées qui sont contraintes de demeurer à la maison parce qu’elles affichent des symptômes d’allure grippale. Dans un contexte normal, elles auraient pu venir travailler, mais avec un masque et des gants. Là, avec les mesures exceptionnelles, ce n’est plus possible», a-t-elle exposé.

Point critique

À date, la Résidence Signature ne risque pas de découverture de services, alors qu’elle parvient à maintenir de 40 à 45 employés en tout temps. «On y parvient grâce au temps supplémentaire et au support que nous apportent nos étudiantes, mais ça ne veut pas dire qu’on va y arriver tout le temps», a prévenu Mme Fiset.

Celle-ci fait d’ailleurs observer que, si le recrutement de nouvelles préposées aux bénéficiaires posait déjà problème avant la crise, la situation actuelle le complique à un point critique.

«C’était déjà difficile de motiver des gens à venir travailler à des salaires quasi ridicules lorsqu’on les compare au réseau public de santé, là, c’est carrément impossible» - Kary Fiset

«Ça n’avait déjà pas de bon sens de payer nos gens 13 $ de l’heure avant la crise, là, ça n’a vraiment plus d’allure. Et nous, nous avons la ʺchanceʺ d’être un gros établissement. Chez les plus petits, qui n’accueillent même pas 10 résidents, c’est pire encore. Tout le monde est à bout de souffle», a-t-elle déploré.

Les mains liées

Kary Fiset aimerait bien pouvoir, comme l’ont fait d’autres entreprises privées désignées comme services essentiels, offrir une prime de risque temporaire à ses employées afin de souligner leur dévouement et de les motiver à rester au travail. Or, elle n’en a pas les moyens.

«Comme la totalité de notre financement vient du gouvernement, on a les mains liées, a-t-elle signalé. On a bien reçu de Québec du financement additionnel temporaire, mais c’était pour couvrir le temps supplémentaire et l’achat de matériel de sécurité. Ça ne couvre pas nos besoins de base.»

Solution définitive

L’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec a donc demandé une aide d’urgence afin de pouvoir garantir la santé et la sécurité des résidents. Cependant, la solution ne sera que temporaire. Selon Mme Fiset, une fois passée la crise de la COVID-19, toutes les parties devront s’asseoir ensemble pour régler le problème une bonne fois pour toutes.

«On demande simplement de recevoir le même salaire que dans le réseau public de la santé: à travail égal, salaire égal. La situation qu’on vit depuis plusieurs années déjà ne peut tout simplement plus durer» - Kary Fiset

«On ne souhaite pas de fermetures – et on ne l’envisage pas pour le moment – mais ça fait malheureusement partie de l’équation, a-t-elle prévenu. Et si des ressources intermédiaires devaient en arriver là, le gouvernement va en avoir encore plus sur les bras puisque les résidents devront être relocalisés dans d’autres ressources intermédiaires ou dans les CHSLD.»

Commentaires

3 avril 2020

François daigle

Les employé on doit de refusé si sa atteint à leur santé ou autre abus de certains employeur qui les pousse à travailler du à un manque de personnelles voir les norme c'est covid 19

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média