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14 août 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Enfin une lumière au bout du tunnel pour les agriculteurs

Pour la première fois en 10 ans, il y a plus d’ouvertures que de fermetures de fermes dans la région

Boréalait Larochelle Rancourt

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Boréalait, dont on voit ici les propriétaires, Benoit Larochelle et Évelyne Rancourt, représente selon Pascal Rheault un excellent exemple de belle expérience en agroalimentaire capable d’inspirer la relève dans la région.

Pour la première fois depuis les 10 dernières années, l’Abitibi-Témiscamingue a vu plus de nouvelles fermes ouvrir leurs portes que de producteurs tirer leur révérence.

Selon les données du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, 22 nouveaux producteurs ont été répertoriés dans la région au cours de la dernière année, alors que 6 établissements ont fermé leurs portes. Cela donne ainsi un solde positif de 16 nouvelles fermes, du jamais vu en 10 ans, selon le président de la Fédération régionale de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue, Pascal Rheault.

«Depuis 10 ans, on assiste avec impuissance à des vagues de fermetures chez nos producteurs. Or, depuis plusieurs mois déjà, on constate une effervescence dans l’agriculture, particulièrement chez les jeunes. On espère que cette tendance va durer. Et ce qui est encore plus encourageant, c’est que tous les secteurs sont couverts: production maraîchère, élevage de bovins, foin commercial, etc.», a signalé le producteur agricole de Sainte-Gertrude-Manneville.

L’importance de l’achat local

M. Rheault impute principalement ce retour du balancier à l’importance croissante que les gens accordent à l’achat local depuis quelques années, une tendance qui s’est amplifiée depuis le début de la pandémie de COVID-19.

«On le constate notamment dans les marchés publics de la région, a-t-il fait observer. D’un côté, on voit beaucoup plus d’achalandage qu’auparavant. De l’autre, l’éventail de produits offerts s’élargit toujours plus. On a de belles expériences en Abitibi-Témiscamingue, par exemple Boréalait à Saint-Félix-de-Dalquier ou la Boucherie des Praz à Rouyn-Noranda, qui montrent aux jeunes que c’est possible de diversifier la production et de connaître du succès. C’est très prometteur pour la relève.»

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