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16 mars 2022

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

La grève des paramédics déclenchée comme prévu

La grève légale la plus perturbatrice de l’histoire du secteur préhospitalier au Québec

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©Jessica Gélinas

Les ambulanciers paramédicaux ont déclenché une grève pour pousser le gouvernement à négocier.

Les ambulanciers paramédicaux du Québec ont déclenché, mercredi 16 mars au matin, ce qu’ils qualifient de grève légale la plus perturbatrice de l’histoire du secteur préhospitalier au Québec.

Ainsi, les syndiqués qui appliquent des moyens de pression depuis l’été dernier, dont la grève de nombreuses tâches, exerceront un degré de pression supplémentaire. Les moyens de pression feront en sorte qu’une partie du personnel-cadre sera tenue de contribuer au maintien des services essentiels en prenant la route, au moins 4 h par semaine, afin de remplacer des grévistes. 

Redressement salarial et heure de diner 

Les membres du secteur préhospitalier sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2020. Ils réclament un redressement salarial qui permettra d’assurer l’équité avec les autres emplois des secteurs de la sécurité publique et hospitalier. Les paramédics veulent trouver des solutions pour leur permettre de terminer leur quart de travail à l’heure et de manger à l’heure prévue. Ils demandent depuis longtemps l’élimination des horaires dits de faction, des horaires de travail désuets en vertu desquels les paramédics demeurent sur appel 24 h sur 24 durant sept jours consécutifs. 

Ampleur inédite 

Une grève d’une telle ampleur à travers le Québec est inédite. Le Tribunal administratif du travail (TAT) a rendu sa décision lundi 14 mars quant à la liste des services essentiels à maintenir. Les paramédicaux soutiennent qu’ils auraient préféré éviter la grève. « Ce n’était pas notre premier choix de déclencher cette grève, rappelle le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon. Près de deux ans après l’échéance des conventions collectives, presque rien n’a bougé. C’est pour ça qu’aujourd’hui on y met tout ce qu’on peut. Nous savons que ce sera difficile. Les représentants patronaux ont tout tenté pour convaincre le TAT de ne pas nous accorder ce moyen de pression concernant le travail des cadres. Mais il y a une façon de faire lever la pression très rapidement. C’est de négocier à la table de négociation. Nous avons deux journées de rencontres en conciliation dans les prochains jours. Nous ne pouvons qu’espérer que la partie patronale ait enfin les mandats ! » 

Le TAT a limité les moyens de pression auxquels les paramédics ont droit d’avoir recours.  

« C’est bien parce que notre travail est essentiel pour la population que le tribunal limite les moyens de pression que nous pouvons exercer. Il serait grand temps que le gouvernement fasse preuve de plus de respect et qu’il fasse de notre négociation un dossier prioritaire », a conclu M. Gagnon. 

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