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13 décembre 2018

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Jeu compulsif: la Vallée-de-l’Or, un secteur fragilisé

Les appareils de loterie vidéo augmentent les risques de dépendance

AB-JeuCompulsif2

©Photo gracieuseté

La Vallée-de-l’Or serait un secteur fragilisé, selon Thierry Simard. On trouverait à Val-d’Or et ses alentours environ 3,5 appareils de loterie vidéo par 1 000 habitants. Ce ratio est deux fois plus élevé qu’ailleurs au Québec, qui se situe à environ 1,4 appareil par 1000 habitants.

Bien que l’achat de billets de loterie ou de gratteux puisse aussi générer des comportements de dépendance, il semblerait qu’un type de jeu de hasard et d’argent soit associé à un plus grand risque de développer un problème de dépendance.

«Les appareils de loterie vidéo (ALV) sont configurés technologiquement pour stimuler rapidement le cerveau. L’appareil vidéo, dans le contexte du jeu pathologique, c’est un peu comme de l’héroïne. Ça te donne un effet très rapide et ça génère aussi des dépendances très rapidement. L’utilisation des ALV est la forme de jeu qui entraîne les dépendances les plus importantes», a imagé Thierry Simard, professionnel en dépendance et itinérance pour le CISSSAT.

En 2012, Loto-Québec a lancé une plateforme web où il est possible d’acheter ses billets de loterie en ligne. Selon les données gouvernementales, 5,2 % des Québécois ont joué par le biais d’Internet.

«C’est préoccupant parce qu’avant, il y avait tout de même un effort à faire pour sortir de chez soi pour aller au casino ou acheter ses billets de loterie. Maintenant, tu peux faire ça de ton domicile avec Loto-Québec ou avec les casinos virtuels. Par contre, on n’a pas enregistré d’augmentation du nombre de joueurs compulsifs en lien avec nouvelles technologies. Étant donné leur caractère récent et, par conséquent, le manque d’études sur le sujet, il est impossible pour l’instant de savoir réellement si ces craintes sont fondées», a relativisé M. Simard.

Val-d’Or ciblé

Un secteur dans la région resterait cependant un peu plus à risque et problématique, selon Thierry Simard, à savoir la Vallée-de-l’Or. Il a précisé ce fait en soulignant que la moyenne d’ALV dans ce secteur y est deux fois plus élevée qu’ailleurs au Québec.

«En 2006, on dénombrait environ 6,6 ALV par 1000 habitants dans le secteur de Val-d’Or. À ma connaissance, ce ratio serait maintenant d’environ 3,5 ALV par 1000 habitants. C’est une amélioration, mais ça demeure tout de même deux fois plus élevé que la moyenne québécoise, où ce chiffre est d’environ 1,4 ALV par 1000 habitants», a-t-il indiqué.

Depuis 2006, plusieurs activités de prévention spécifiquement liées aux appareils de loterie vidéo ont été réalisées dans la Vallée-de-l’Or. Plusieurs représentations ont également été faites, notamment auprès du ministère de la Santé et des Services Sociaux, pour que des interventions soient réalisées afin d’en diminuer le nombre.

«Il y en a effectivement eu une, a reconnu M. Simard. Loto-Québec s’est engagée à diminuer l’accessibilité au ALV dans les milieux fragilisés. Cela inclut Val-d’Or.»

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