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08 mars 2019

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

Pour sociabiliser et décrocher, elles jouent au hockey

Hockey féminin

©Gracieuseté

Une trentaine de Témiscamiennes ont adopté le hockey et s’y adonnent avec un bel enthousiasme.

En mars 2018, un groupe de Témiscamiennes a participé à la Coupe Soleil, en Floride. Présentement, une trentaine de femmes pratiquent le hockey social de une à deux fois par semaine à Guigues ou à Ville-Marie. Leur moyenne d’âge varie de 18 à 70 ans.

Annick Gauthier est agricultrice, maman et bonne vivante. Elle fait partie de ce groupe de hockeyeuses. Pour elle, ce rendez-vous hebdomadaire est un moment chouchou où elle peut ne penser à rien d’autre et lâcher son fou. Même si elle a appris à patiner sur le tard, à 16 ans, depuis qu’elle a commencé à jouer au hockey, elle n’a plus arrêté.

Annick Gauthier

©Lucie Charest - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Depuis qu’elle a commencé à jouer au hockey, Annick Gauthier, n’a plus jamais arrêté.

«Mon chum m’a appris à patiner. Comme il était lui-même un passionné de hockey, il m’a aussi appris à patiner avec un bâton. Depuis, je ne l’ai jamais lâché, a-t-elle relaté sur un ton blagueur. J’avais déjà joué au hockey cosom, quand j’étais au cégep, mais dès que j’ai commencé à jouer avec des patins, j’ai continué. Je trouvais ça le fun: ça allait beaucoup plus vite.»

Décrocher du quotidien

Ce qu’Annick Gauthier apprécie principalement dans la pratique sociale de ce sport, c’est l’opportunité de décompresser complètement ainsi que les liens développés avec les coéquipières avant et après les matchs. «Sur la glace, ça passe tellement vite! On s’amuse. On attrape des fous rires. On se laisse aller. C’est un moment que je ne voudrais pas manquer», a-t-elle noté.

«Sur la glace, ça passe tellement vite! On s’amuse. On attrape des fous rires. On se laisse aller. C’est un moment que je ne voudrais pas manquer» - Annick Gauthier

 

La même motivation se retrouve chez Florianne Vachon, la doyenne de l’équipe. Elle a commencé à jouer au hockey à l’âge de 13 ans et, 55 ans plus tard, toujours en pleine forme, elle figure parmi les premières arrivées les soirs de hockey.

«Il y a eu des bouts, durant toutes ces années, où il y avait pas de hockey et ça me manquait beaucoup, a-t-elle relaté. Patiner, tout simplement, je n’aime pas ça: il ne se passe rien. Quand je suis sur la glace, sans mon équipement, je me sens comme si j’étais toute nue. Je suis vraiment contente qu’il y ait de la relève.»

 

 

Florianne Vachon

©Lucie Charest - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Florianne Vachon pratique ce sport depuis 55 ans sauf pendant de brefs épisodes où elle a plutôt joué au ballon-balai, faute d’équipes de hockey féminin.

Intérêt grandissant

Catherine Drolet-Marchand, une professionnelle qui a complété ses études supérieures, apprécie ces rendez-vous hebdomadaires entre femmes pour les mêmes raisons ses coéquipières. Elle avait commencé à jouer au hockey très jeune, au début des années 1990, alors qu’il y avait des ligues de hockey féminin de niveau mineur au Témiscamingue. «Nous étions des filles de 12 à 17 ans. Nous allions jouer en Abitibi à l’occasion», a-t-elle précisé.

À son retour des études à l’extérieur de la région, voilà quelques années, elle a été ravie de constater qu’une ligue de hockey social féminin avait vu le jour. Plusieurs de ses coéquipières ont joué ou jouent encore avec des équipes de gars.

«Nous notons un engouement chez les femmes actuellement, même chez celles qui ne jouaient pas quand elles étaient jeunes, a constaté Mme Drolet-Marchand. Nous avons du hockey le mercredi à Guigues et le dimanche à Ville-Marie. Il y en a qui arrivent et qui apprennent pratiquement à patiner pour jouer au hockey.»

Développer différentes aptitudes

Pour Catherine Drolet-Marchand, son retour sur la glace, après plusieurs années d’absence, lui a permis de se reconstruire rapidement un réseau social. Rapidement, elle a commencé à mesurer les bienfaits de ce sport à différents degrés. Outre la bonne forme physique que cela exige, ces bienfaits se situent tout autant dans le développement de la capacité de concentration et d’anticipation ainsi que du travail d’équipe.

«Si tu veux bien performer, tu dois bien collaborer avec l’équipe, évaluer rapidement quelle est la meilleure action à faire, qui peut t’aider, a-t-elle fait observer. Sur le plan social, la provenance des femmes qui jouent au hockey est tellement variée que nous pouvons développer des liens avec plusieurs d’entre elles qui ne font pas partie de nos réseaux de contacts immédiats.»

À titre d’exemple, parmi celles qui jouent au hockey social féminin se trouvent des joueuses de tous les âges, mais aussi de toutes les professions et des Premières Nations. «C’est vraiment un endroit où l’on apprend à se connaître et à développer une belle complicité, a poursuivi Mme Drolet-Marchand Ça enrichit notre réseau social, car nous devenons rapidement amies.»

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