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12 août 2019

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Le bilinguisme, un atout pour Christophe St-Godard

Le jeune Rouynorandien cumule les récompenses

AB-Christophe

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Après avoir suivi étudié en anglais de la maternelle au secondaire 5, Christophe St-Godard, posé ici en compagnie de la directrice de Noranda School, Amy Barker, a fait le choix d’étudier en français au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

Christophe St-Godard a cumulé les honneurs lors de son passage au secondaire à Noranda School, l’école anglophone de Rouyn-Noranda. À l’aube de son entrée au collégial, il a fait le choix d’étudier en français au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. 

Souriant, discipliné, travaillant et leader sont quelques-uns des qualificatifs qu’a employés Amy Barker, directrice à Noranda School, pour décrire son nouveau diplômé. Le jeune homme, elle le connaît très bien puisqu’il a fait tout son parcours scolaire dans son établissement. 

«Tous les professeurs rêvent d’avoir des élèves comme Christophe, a admis Mme Barker. C’est un exemple positif pour les plus jeunes, sans compter qu’il a connu une année scolaire exceptionnelle.» 

Plus de cours que les autres 

Étant le seul de sa cohorte de six finissants à Noranda School à suivre les cours de chimie, de physique et de mathématiques avancées, il a étudié ces trois matières à distance par le biais de l’organisme LEARN Quebec. 

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«Christophe n’avait pas de plage horaire bloquée spécifiquement dans sa semaine et il suivait plus de cours que d’autres élèves. Il devait lui-même prendre la responsabilité d’avancer dans ses matières et avoir la discipline de le faire. Je lui ai permis de s’y lancer, car je savais qu’il avait les capacités pour y arriver», a ajouté Mme Barker. 

«Par exemple, je parlais à ma professeure de chimie une fois par semaine. On se donnait rendez-vous par visioconférence et ça pouvait durer de 15 à 45 minutes en fonction de mes besoins. Ça lui permettait de voir mes progrès et je pouvais lui demander des explications sur les notions plus difficiles. J’avais l’impression de pouvoir aller plus loin avec ce type d’enseignement», a précisé Christophe St-Godard. 

 

Pluie d’honneurs 

Le jeune homme s’est distingué à plusieurs niveaux lors de sa dernière année du secondaire. Il a d’abord raflé presque tous les méritas de Noranda School en ce qui a trait à ses résultats scolaires. Il est également l’un des récipiendaires de la Bourse James Shea Memorial, remise par la Commission scolaire Western Quebec, et il a reçu le Bilingualism Award de l’organisme Neighbours. La Médaille académique du Gouverneur général pour avoir obtenu la plus haute moyenne à la fin de ses études secondaires lui a également été remise. Enfin, il a aussi reçu une bourse de la Fondation Forces Avenir pour son engagement social. 

Étudier en français 

Alors qu’il aurait pu poursuivre ses études en anglais s’il avait fait le choix de quitter la région, Christophe St-Godard a plutôt décidé de rester en Abitibi-Témiscamingue et faire son inscription au cégep en Sciences de la nature. 

«Au cours de la dernière année, j’ai découvert que mes intérêts en science changeaient souvent, a-t-il mentionné. Par moments, je suis très passionné par la physique. D’autres fois, j’ai le goût de travailler dans un laboratoire. Il m’arrive aussi de vouloir faire que des mathématiques. J’espère que mes deux années de cégep me permettront de choisir la branche qui me plaira le plus avant d’aller à l’université.» 

Le jeune homme n’a pas semblé être préoccupé outre mesure face à la nouvelle réalité linguistique qu’il vivra en tant qu’étudiant. 

«Ce qui m’inquiète un peu, ce sont les termes qui seront utilisés dans les cours en sciences. J’ai développé le vocabulaire anglophone, mais pas celui en français. J’ai peur d’être un peu perdu au début, mais je sais que ce ne sera qu’une période d’ajustement. Mon oncle, qui a de la difficulté à commander son café en anglais, a fait ses études universitaires en anglais et il a réussi son baccalauréat en sciences. J’ai surtout hâte parce que je vais rencontrer de nouvelles personnes», a raconté Christophe St-Godard. 

La directrice de Noranda School croit que son ancien élève va réussir à relever ce défi sans trop de difficulté. «Je suis convaincue qu’il va aussi bien performer en étudiant en français qu’en anglais parce qu’un bon étudiant reste un bon étudiant. C’est lié à son éthique de travail», a souligné Amy Barker. 

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