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19 août 2019

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Une autre étude de biosurveillance inclura les adultes

Quartier Noranda

©Photo : L'Éclat/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Une nouvelle étude de biosurveillance plus large permettra de dégager un portrait global de la présence d’arsenic à Rouyn-Noranda.

Une nouvelle étude de biosurveillance sera menée auprès des résidents du Vieux-Noranda par la Direction de santé publique dans le but de répondre aux préoccupations de la population locale et de faire preuve de transparence envers elle.

Tous les citoyens âgés de neuf mois et plus sont invités à participer à cette étude, qui fera suite à celle de l’an dernier, qui a permis de déceler des taux importants d’arsenic dans l’organisme des enfants du secteur. Les citoyens devront résider dans le quartier depuis au moins six mois pour pouvoir participer. 

Les enfants qui fréquentent un CPE ou l’école du quartier seront aussi visés par l’étude. De la documentation sera envoyée dans tous les foyers. Les résidents y trouveront les informations nécessaires sur la façon de participer, les dates importantes et la communication des résultats. 

Fonderie Horne 

Rappelons que la Fonderie Horne a été identifiée comme la source des émissions d’arsenic et qu’elle bénéficie d’une tolérance de la part du gouvernement pour lui permettre de dépasser largement les normes d’émission de cette substance toxique. 

En plus des ongles des participants, des sols prélevés en différents endroits feront aussi l’objet d’analyses. «Notre objectif est d’évaluer l’impact du panache de la cheminée de la fonderie sur la qualité des sols en milieu habité. Les données recueillies nous permettront de mieux informer les citoyens de la ville, lesquels se sont montrés préoccupés par la situation au-delà du quartier Notre-Dame (Vieux-Noranda)», a indiqué la Dre Lyse Landry, directrice de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue, responsable de l’étude. 

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue a réagi à l’annonce 

« On apprend aujourd’hui que la Direction de la santé publique (DSP) souhaite élargir ses études de biosurveillance sur les émissions d’arsenic à la Fonderie Horne. Nous ne pouvons que saluer cette décision. Du même coup, la DSP demande à la Fonderie d’amener le seuil de décontamination des sols dans le quartier Notre-Dame de 100 ppm à 30 ppm. Or, c’est nettement insuffisant. Dans quelque mois, même si on décontamine davantage les sols, le travail sera à refaire encore et encore, car le ministère de l’Environnement permet toujours à la Fonderie d’émettre des quantités astronomiques de polluants dans l’air. Il faut donc aller encore plus loin, en exigeant qu’une nouvelle cible de réduction des émissions soit identifiée le plus rapidement possible. La DSP joue son rôle, mais c’est maintenant au ministère de l’Environnement de jouer le sien! », a déclaré Émilise Lessard-Therrien.  

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