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Élections fédérales 2019

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04 octobre 2019

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Les candidats s’expriment sur l’environnement

Élections fédérales dans Abitibi-Témiscamingue

Débat élections fédérales 2019 Abitibi-Témiscamingue 2

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Les candidats ont partagés leur vision environnementale avec les électeurs, le 3 octobre, à Rouyn-Noranda.

Le débat sur l’environnement qui s’est déroulé à la Salle Temabex de Rouyn-Noranda, le 3 octobre a permis aux candidats fédéraux dans Abitibi-Témiscamingue de faire valoir leurs positions sur l’environnement et les changements climatiques.

Tous les candidats se sont dits préoccupés par les questions environnementales, notamment par l’arsenic émis par la Fonderie Horne. 

Mario Provencher 

Le candidat conservateur, Mario Provencher, a plaidé pour l’électrification des transports et pour des crédits d’impôts pour les usagers de l’autobus. Il a salué le travail des organismes de bassins versants et souligné l’importance de protéger la qualité de l’eau. Il a plaidé en faveur des aires protégées, mais déploré le manque de financement qui pouvait mener au «festival de la chainsaw», où des usagers y coupent allégrement des arbres. 

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L’ancien maire de Rouyn-Noranda a rappelé que la pollution était un problème de longue date et qu’il fallait exercer de la pression sur les entreprises pour qu’elles cessent le recours au plastique à usage unique et qu’elles passent au biodégradable. Il s’est prononcé en faveur d’une exploitation harmonieuse des ressources naturelles. Il attend par ailleurs plus d’information avant de se prononcer sur Gazoduq. 

Sébastien Lemire 

Sébastien Lemire, du Bloc québécois, a plaidé pour des programmes de rénovation verte et contre l’usage des pesticides. Il s’est aussi dit contre le projet Énergie Est, et en faveur de l’électrification des transports. Il a critiqué l’inaction du gouvernement canadien à propos des changements climatiques. Il souhaite l’adoption d’une loi obligeant le gouvernement à respecter ses cibles de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, soit -30 % d’ici 2030 et -80 % d’ici 2030 par rapport à 2005. Il s’est dit en faveur d’investissements dans des infrastructures vertes en prenant exemple sur le comté de Timmins-Baie-James. Il a plaidé en faveur de la protection de l’eau et de son retrait des accords commerciaux. Selon lui, il faudrait recourir à l’éducation pour limiter la pollution par le plastique de la part de la population. Il ne voit pas d’un bon œil le projet Gazoduq. 

Aline Bégin 

Aline Bégin, du Parti vert, a expliqué qu’un gouvernement vert annulerait les subventions aux énergies fossiles pour élaborer un plan de transition vers un Canada sans gaz à effet de serre d’ici 2030. Elle a plaidé pour le tramway et le train et en faveur l’implication des autochtones dans la protection de la nature et de la biodiversité. Elle a soutenu que l’eau était sacrée et qu’il fallait assurer la salubrité d’au moins 30 % des sources. Elle est contre le projet de Gazoduq, un projet qui va à l’encontre de l’urgence climatique et de la réduction de gaz à effet de serre. 

Claude Thibault 

La candidate libérale, Claude Thibault, a mis de l’avant certaines actions du gouvernement Trudeau, comme la taxe carbone en ajoutant le projet que le Canada soit carboneutre en 2050. Elle a plaidé en faveur de la création d’un pacte national canadien en région. Selon elle, des instances internationales pourraient forcer la Fonderie Horne à agir pour réduire rapidement les émissions d’arsenic. Elle a rappelé la promesse de Justin Trudeau de planter deux milliards d’arbres pour lutter contre les changements climatiques. Elle est en faveur d’une transition énergétique équitable. Elle dit attendre les résultats des évaluations environnementales avant de se prononcer à propos de Gazoduq. 

Alain Guimond 

Le néodémocrate Alain Guimond a plaidé pour un avenir carboneutre. Il a déploré que des communautés, comme Angliers, n’aient toujours pas accès à l’eau potable. Il a rappelé que Stephen Harper avait retiré le statut de protection aux lacs et rivières du pays et que ça n’avait pas été réinstauré, affirmant que c’était pour faciliter le passage des pipelines. Il s’est dit en faveur d’un programme de gardiens autochtones et d’investir dans la science et des aires protégées gérées par eux. Il a proposé de rendre les entreprises responsables de leurs contenants durant tout leur cycle de vie. Il a pris position contre Gazoduq et a promis d’influencer son parti en ce sens. 

Jacques Girard 

Le candidat du Parti populaire, Jacques Girard, était mal préparé puisqu’il croyait que le débat aurait lieu le lundi suivant. Il a expliqué que malgré tous les efforts que l’on pourrait consentir, ceux-ci pourraient être annulés par la pollution engendrée par la Chine, qui produit largement nos biens de consommation. Il est adepte de la chasse et de la pêche et est heureux de la protection des milieux naturels à Rouyn-Noranda. Il a indiqué qu’il était en faveur du projet de Gazoduq. 

L’événement était organisé par le Regroupement d’éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue (Repat) et le Conseil régional en environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (Creat). 

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