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31 octobre 2019

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Une zone de détente pour les étudiants de la Polyno

Le local Zen pour moi est inauguré à la Polyno

Salon zen Polyno

©Photo Le Citoyen – Marc-André Gemme

Ce n’est pas parce qu’ils sont jeunes que le stress et l’anxiété de la vie n’affecte pas les élèves de la Polyno. C’est avec ce constat que la direction de l’école secondaire de La Sarre a entériné l’idée d’une salle spécialement conçue pour favoriser la détente et la relaxation.

Salon zen polyno

©Photo Le Citoyen – Marc-André Gemme

Le salon Zen pour moi est l’idée de Célyne Beauchamp, éducatrice spécialisée à la Polyno depuis 12 ans. «Il y a plusieurs années, j’ai constaté qu’il y avait beaucoup plus de jeunes qui vivaient de l’anxiété, du stress et même des dépressions, a-t-elle relaté. Je trouvais ça lourd pour des jeunes de cet âge-là. C’est donc à ce moment-là que j’ai commencé à réfléchir à l’idée d’un local de détente.» 

Habituellement, Mme Beauchamp rencontre les élèves en détresse dans son bureau, qui offre une ambiance adéquate, mais pas optimale. «J’ai lancé l’idée à la direction de l’école. Elle a aimé l’idée, mais ç’a pris un an avant de pouvoir obtenir un local», a-t-elle expliqué. 

La Commission scolaire du Lac-Abitibi (CSLA) a débloqué de l’argent qui lui a permis d’acheter des meubles. Un partenaire majeur a financé l’achat d’un plancher flottant, de murs en pierre et d’éléments de décoration et d’ambiance. 

La détente 

Dès qu’on entre dans le local du troisième étage, une ancienne classe inutilisée, on se sent tout de suite comme dans un spa ou un salon de massage: les lumières sont tamisées, une musique de détente joue en arrière-plan. En l’espace de quelques mètres, on passe du brouhaha de l’école à une zone sans stress. 

Le local est surveillé par un responsable, qui assure simplement que l’ambiance demeure relaxante et silencieuse. Les téléphones y sont d’ailleurs interdits. Les sacs, livres et autres gadgets technologiques doivent être laissés dans des casiers à l’entrée du local. 

«Les cellulaires sont interdits, mais les livres d’école le sont encore plus, a précisé Célyne Beauchamp. Si les jeunes veulent étudier ou faire des devoirs, ils peuvent aller à la bibliothèque; elle est là pour ça. Ici, on ne fait rien.» 

Pas tout à fait rien, en réalité. Bien qu’il soit possible de juste rester assis à méditer, il est également permis de lire un livre, de dessiner ou de faire un casse-tête. L’interdiction ne vise que ce qui est de nature académique. 

Outil pédagogique 

«Il arrive que les jeunes aient des crises de panique pendant leurs cours, alors on les sort du local, a indiqué Célyne Beauchamp. Avant, ils venaient dans mon bureau. Maintenant, on peut venir s’assoir ici 5-10 minutes, histoire de décompresser avant de revenir en classe.» 

Des intervenants de l’extérieur pourraient également se servir du local pour rencontrer les élèves. 

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