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30 janvier 2020

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Défis importants pour la formation professionnelle au Témiscamingue

La CSLT a subi la plus grande diminution budgétaire de tout le Québec

Centre-Frère-Moffet,

©Lucie Charest - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

L’avenir de la formation professionnelle au Témiscamingue passe par une plus grande diversification des programmes offerts. La CSLT y travaille depuis déjà plusieurs années et est en attente de retour de la part du ministère de l’Éducation.

Baisse des effectifs étudiants à la formation professionnelle et manque de diversité dans l’offre des programmes sont les principales difficultés vécues depuis quelques années à la Commission scolaire du Lac Témiscamingue (CSLT). Loin de baisser les bras, l’équipe travaille sur des solutions pour dynamiser ce secteur de l’éducation.

Comme la majorité des centres de formation professionnelle du Québec, la CSLT fait face à une diminution importante du nombre d’élèves qui s’inscrivent dans ses différents programmes. Cela serait principalement dû au phénomène de plein emploi que vit le Québec depuis quelques années. 

«Selon moi, ce qui explique plus particulièrement la diminution du nombre d’inscriptions concernant notre commission scolaire est le manque de diversité dans les programmes que nous offrons. Notre secteur principal d’activité est l’agriculture, soit Production animale, Fleuristerie, Production horticole, Horticulture et jardinerie ainsi que Grandes cultures, que nous venons tout juste d’ajouter à notre carte», a expliqué Marie Luce Bergeron, directrice de centres et de services de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle à la CSLT. 

Même si le métier d’ouvrier agricole est l’un des plus recherchés au Québec année après année, la CSLT peine à recruter des élèves dans ses différents programmes touchant l’agriculture. 

«Dans ce domaine, il faut non seulement vendre une formation, mais aussi faire la promotion d’un style de vie. Quand on rêve d’agriculture, c’est parce qu’on veut vivre un style de vie particulier qui se rapproche de la nature. Et ce n’est pas fait pour tout le monde», a reconnu Mme Bergeron. 

Programme inactif 

La CSLT a également toutes les approbations du ministère de l’Éducation pour offrir des formations dans le domaine des pâtes et papiers depuis une vingtaine d’années. C’est en raison de la présence de l’entreprise Tembec-Rayonier, à l’époque, qu’il avait été possible de l’obtenir. 

«Par contre, si vous constatez une baisse importante de notre financement depuis l’année 2014-2015, c’est parce que la formation en Pâtes et papiers ne s’offre plus. La raison est que nous ne réussissons plus à combler une cohorte, entre autres, parce que l’entreprise n’exige plus la formation pour embaucher les gens, ce qu’elle faisait auparavant», a précisé Marie Luce Bergeron. 

«Ce qui explique plus particulièrement la diminution du nombre d’inscriptions concernant notre commission scolaire est le manque de diversité dans les programmes que nous offrons» - Marie Luce Bergeron 

Délocaliser les formations 

La CSLT tente de mettre en place des solutions pour pallier à la baisse d’inscriptions. L’une d’elle consiste à établir des partenariats avec d’autres commissions scolaires qui, elles, pourraient offrir les formations détenues par la CSLT comme c’est le cas pour la formation en Pâtes et papiers. 

«Nous avons obtenu l’autorisation pour la délocaliser à la Commission scolaire de la Baie-James (CSBJ). Avec la reprise de l’usine de Lebel-sur-Quévillon par Chantiers Chibougamau, il y a un besoin de main-d’œuvre extrêmement important dans ce secteur d’activité. En juin 2018-2019, nous avons débuté une cohorte là-bas qui est sur le point de diplômer. Nous avons aussi l’espoir d’en ouvrir d’autres dans un futur rapproché», a fait savoir Mme Bergeron. 

Elle a également procédé à la délocalisation de sa formation en Horticulture dans le secteur de Villebois en partenariat avec la CSBJ. La CSLT travaille également à la délocalisation du même programme dans la communauté de Wendake près de Québec. 

La CSLT bénéficie elle-même présentement de la délocalisation de certains programmes comme celui de Mécanique de machines fixes, qui appartient à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, et celui de Plomberie-chauffage en partenariat avec la CSBJ. 

Diversifier son offre 

L’équipe de la formation professionnelle travaille par ailleurs sur un projet de diversification de l’offre de cours depuis 2014-2015 et l’a même présenté au Ministère en 2016. La CSLT vise à obtenir de nouvelles cartes de cours qui seraient offertes au Témiscamingue. Ce créneau serait centré sur le bâtiment et les travaux publics. 

«Nous avons ciblé quatre nouvelles formations: Mécanique de machines fixes, Plomberie-chauffage, Réfrigération et Calorifugeage. Nous les avons choisies parce qu’elles ne sont offertes nulle part en Abitibi-Témiscamingue. Il y a également un besoin de main-d’œuvre dans ces domaines. Et nous voulions que ces formations puissent s’arrimer», a expliqué Marie Luce Bergeron. 

Ainsi, les formations pourraient être offertes en alternance d’une année à l’autre, selon les besoins du marché du travail, plutôt que d’être proposées en même temps. La CSLT pourrait utiliser les mêmes infrastructures pour les quatre formations et réduire les coûts de cette façon. 

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