Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Politique

Retour

21 février 2020

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Pas d’irrégularités dans le fonds social de la Ville de La Sarre

Malgré la grogne d’un citoyen, le conseil se défend d’utiliser des fonds publics

conseil la sarre conseil municipal la sarre conseil de ville la sarre 2020

©Phoot Le Citoyen – Marc-André Gemme

Le conseil municipal de La Sarre supporte les décision prises par la directrice générale pour améliorer la qualité de vie des employés municipaux.

La direction et le conseil de la Ville de La Sarre ont dû justifier leurs dépenses dans un fonds social, lequel vise à rendre plus agréable le milieu de travail des employés municipaux. 

Lors du conseil municipal de janvier, un citoyen a questionné les élus sur des dépenses jugées importantes au niveau du comité social, que la direction désigne sous le nom de Comité santé et mieux-être. Il clamait que les fonds publics ne devraient pas être utilisés à des fins récréatives pour les employés. 

Or, le maire de La Sarre, Yves Dubé, et la directrice générale, Isabelle D’Amours, ont justifié ces dépenses comme étant essentielles pour le bien-être des employés, surtout en période de pénurie de main-d’œuvre. 

Questionner les choix de la direction 

«C’est un choix que la Ville a fait d’embarquer dans le comité social non?, a questionné Jean-Baptiste Fournier. Ce ne sont pas toutes les entreprises qui font ce choix.» 

M. Fournier a fouillé dans ses archives pour prouver que les dépenses au niveau du comité de social avaient augmenté depuis quelques années. «Depuis 2007, les dépenses de la Ville dans le comité social tournaient autour de 2000 $, a-t-il mentionné. En 2017, ç’a monté à 2429 $. Trois mois plus tard, 2108 $ se sont ajoutés, pour des dépenses totales de 4500 $ pour 2017.» 

Il a souligné que les dépenses étaient similaires pour les années 2018 et 2019 et a interpellé les élus sur les raisons pour lesquelles la Ville a soudainement décidé d’investir plus de fonds publics dans des activités sociales pour ses employés. 

«L’ancienne administration avait établi des critères précis. Elle utilisait des fonds qui, de toute façon, devaient retourner aux employés. Je me demande donc pourquoi aujourd’hui ces dépenses ont plus que doublé», s’est-il interrogé. 

Une décision réfléchie 

La direction a exposé plusieurs arguments pour justifier ses décisions. Tout d’abord, en 2017, la Commission des loisirs a fusionné avec l’administration de la Ville. Du même coup, le nombre d’employés municipaux a augmenté. 

Mais c’est surtout au niveau de la rétention des employés que la directrice générale a mis le plus d’accent. Chaque employé cotise un montant de 2 $ chaque paie, somme que la Ville s’engage à égaler à la fin de l’année. 

«En 2017, la décision que j’ai prise à titre de directrice générale, c’est qu’au lieu d’avoir un comité social, qui ne servait qu’à organiser un party de Noël, on a mis en place un comité de santé et mieux-être, a expliqué Isabelle D’Amours. Le mandat de ce comité inclut d’organiser un party de Noël, mais également de planifier d’autres activités pour les employés, de souligner des moments importants et d’aider la direction à prendre des actions ciblées par rapport à la santé des employés.» 

Le comité en question est chapeauté par la conseillère en ressources humaines, laquelle a été embauchée en 2017. 

Garder la tête hors de l’eau 

«Je comprends vos préoccupations, a lancé Mme D’Amours à Jean-Baptiste Fournier. Oui, ce sont des fonds publics, mais moi mon rôle, c’est aussi d’être un employeur qui offre des conditions favorables dans un contexte où nous sommes en pénurie de main-d’œuvre.» 

De plus, toutes les initiatives mises en place par la directrice générale ont été appuyées par le conseil municipal, qui a été élu par la population. 

«Vous pouvez ne pas être d’accord [avec l’argent dépensé par le comité social], mais le conseil considère qu’il est important d’avoir de bonnes conditions de travail pour nos employés, a déclaré Yves Dubé. On a un taux d’absentéisme pratiquement nul et l’ambiance de travail est très bonne.» 

 

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média