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17 mars 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Année charnière pour le projet Chimo

Ressources Cartier précise sa stratégie

Projet Chimo Ressources Cartier Philippe Cloutier

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Philippe Cloutier, PDG de Ressources Cartier, a présenté la stratégie de son entreprise à partir de son projet phare, celui de la Mine Chimo, près de Val-d’Or.

Ressources Cartier a précisé sa stratégie visant à valoriser des projets aurifères offrant un potentiel d’accroissement rapide en présentant son projet phare Mine Chimo, pour lequel 2020 sera une année charnière, lors d'une récente conférence devant les membres de l’ICM Section Amos.

«De la façon qu’on le fait, c’est en forant l’extension géométrique des zones aurifères pour délimiter d’importants volumes à teneur constante. On fait ça pour minimiser le CAPEX (investissement de capital) envisagé sur un projet, mais aussi pour minimiser le cash flow (flux de trésorerie) et le taux de rendement interne du projet. Bien entendu, on fait ça avec une vision de récompenser nos actionnaires, qui vont nous rester fidèles et nous permettre de financer les prochains projets. Puis, on veut répéter successivement cette formule gagnante pour nos projets Benoist, Fenton et Wilson», a d’abord résumé Philippe Cloutier, président et chef de la direction chez Ressources Cartier.

La propriété Mine Chimo est située à 45 kilomètres à l’est de Val-d’Or, sur la faille de Cadillac. La mine a été exploitée par trois producteurs, qui ont cessé chaque fois leurs opérations en raison de conditions économiques et non par manque de minerai. On y retrouve un puits de 920 mètres et 7 km de galeries souterraines. Cartier en a fait l’acquisition en 2012 et a ensuite préparé sa stratégie d’exploration. En 13 mois (2017-2018), il a levé les fonds nécessaires (10 millions $) pour mettre en œuvre sa stratégie. Puis, après 23 mois et 50 000 mètres de forage sur le couloir aurifère central, Cartier a produit une première estimation de ressources indiquées de 461 280 onces et présumées de 417 250 onces (878 513 onces en tout), calculées avec une teneur de coupure de 2,5 grammes d’or la tonne et un prix de l’or à 1292 $ US l’once.

«On cherche la voie optimale pour développer ce projet» - Philippe Cloutier

«La mine Lapa d’Agnico-Eagle a fait à peu près 87 M $ d’exploration à partir de la surface pour délimiter sa minéralisation. Elle a fermé en décembre 2018 en ayant produit à peu près 825 000 onces. En moins de trois ans, avec 10 M $, on a produit une estimation de ressources toutes catégories confondues d’à peu près 880 000 onces. Ça nous donne 13 $ canadiens l’once en trois ans. Et nous avons trois autres projets dans le pipeline qui ont les mêmes caractéristiques que Chimo», a affirmé M. Cloutier.

Ingénierie et plan de triage

Le 4 février, Ressources Cartier a annoncé par voie de communiqué qu’une estimation des ressources était en cours sur les couloirs aurifères nord et sud, qui viendront d’ajouter aux ressources connues. Deux foreuses sont aussi à l’œuvre à l’est du couloir central dans l’objectif de faire accroître le volume de minéralisation sous trois nouvelles zones découvertes en mai 2019, et dont les résultats seront connus d’ici la fin 2020. Enfin, l’entreprise a amorcé des études d’optimisation internes d’ingénierie et d’un plan de triage à la surface.

Ressources Cartier étudie donc la configuration des chantiers qui permettrait la récupération optimale des ressources estimées basée sur la teneur de coupure optimale. Elle pourrait faire passer celle-ci à 1,5 g/t, faisant ainsi grimper ses ressources à 1,2 million d’onces. Elle veut aussi déterminer la capacité de hissage maximale du minerai à la surface à partir du puits. «Si on veut augmenter la capacité de hissage, il faudra robustifier l’intérieur du puits voire mettre des rails, utiliser des skips plus longs et des câbles plus forts. Tout passe par l’optimisation de chaque paramètre technique du projet», a fait valoir Philippe Cloutier.

L’entreprise veut aussi élaborer une cédule de minage optimale et étudier la capacité maximale de triage avec l’objectif de séparer à la surface le quartz et la silice aurifères ainsi que l’arsénopyrite aurifère de la roche minéralisée. «Le plan de triage à la surface vise à envoyer le moins de camions sur la route au concentrateur, ce qui vient minimiser l’impact environnemental. On ne construit pas de concentrateur ni de parc à résidus. On va aussi réduire nos coûts de transport en envoyant moins de matériel à l’usine», a expliqué M. Cloutier.

 

Deux types de minerai

La minéralisation du projet Mine Chimo a produit deux types de minerai. Un premier avec un important volume de sulfures aurifères à teneur constante avec de l’arsénopyrite non réfractaire qui représente 3% du minerai et 75% de l’or produit. Un second avec des veines et veinules de quartz tardives centimétriques à localement 10 mètres avec de l’or natif. On y retrouve un concentré gravimétrique qui représente 1% du minerai et 25% de l’or produit.

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