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19 mars 2020

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Le réseau du CISSSAT est prêt pour la pandémie

Nouvelle ligne téléphonique pour la prise de rendez-vous de dépistage

COVID_CISSSAT

©Thierry de Noncourt - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Le CISSSAT et sa directrice des services professionnels, la Dre Annie Léger, mettent tout en œuvre pour répondre à la crise sanitaire.

Selon la Dre Lyse Landry, directrice régionale de santé publique, le CISSSAT est fin prêt pour répondre à la pandémie de COVID-19 qui s’apprête à déferler sur la région.

Même s’il n’y avait pas encore de cas répertorié en Abitibi-Témiscamingue en date du 19 mars, les équipes sont à pied d’œuvre pour se préparer à répondre aux besoins de la population. «On est en contrôle de la situation. Le réseau est grandement mobilisé», a affirmé la Dre Léger.

Cliniques de dépistage

Une nouvelle ligne téléphonique a été mise en service pour la prise de rendez-vous pour les tests de dépistage. Si l’on revient de voyage et qu’on présente des symptômes, les autorités médicales demandent de composer le 1-877-644-4545, où l’on pourrait être transféré au 811, si la situation le demandait. À partir de là, on pourrait être redirigé vers le 1-833-525-5858 pour fixer un rendez-vous pour un test de dépistage. Ce numéro sera disponible entre 8h et 16h.

Il n’y a pas d’urgence pour recevoir un test de dépistage si l’on présente des symptômes, selon les autorités, mais il faut demeurer isolé. Des cliniques de dépistage, en dehors des urgences, seront mises en place sous peu. Elles permettront d’effectuer les tests rapidement avec un minimum de contact entre les usagers. Un test devrait être passé dans les 20 minutes après l’arrivée de l’usager.

Pour le moment, ce sont encore les personnes de retour de voyage qui présentent un risque d’avoir contracté la maladie. Il est donc toujours recommandé de se placer en isolement volontaire au retour pour minimiser la propagation.

Il y a entre 30 et 50 tests qui sont relayés de la région aux laboratoires chaque jour. De nouveaux laboratoires s’ajoutent, ce qui va permettre de raccourcir les délais de traitement, qui sont actuellement de trois à quatre jours. La personne qui présenterait des symptômes liés à la COVID-19 et qui se retrouverait en difficulté respiratoire devrait composer le 911 sans attendre.

Matériel médical

Les autorités médicales de la région ont assuré disposer du matériel nécessaire pour répondre à la crise. Des respirateurs en quantité suffisante sont disponibles. Ce genre d’appareil a fait défaut en Italie, lourdement touchée par la COVID-19, ce qui a entraîné des conséquences graves.

On demande aussi aux gens qui visitent les centres hospitaliers de ne pas accaparer le matériel en place, comme les gants ou les masques. «Ne faites pas les petits écureuils», a illustré Patrick Tiffault, responsable de la coordination des mesures d’urgence. Le matériel sera plus difficile à renouveler avec la crise en cours.

Fausses rumeurs

Des chambres à pression négative sont actuellement utilisées au sein du réseau du CISSSAT. Le recours à ces chambres d’isolement pourrait être à l’origine des rumeurs selon lesquelles des cas de COVID-19 seraient cachés par le réseau.

Il faut prendre en considération que ces chambres peuvent être utilisées pour d’autres maladies ou de manière préventive dans l’attente de résultats de test de dépistage. «Malheureusement, je ne suis pas capable de bloquer la chaîne à rumeurs, mais oui, c’est vrai que des chambres à pression négative sont utilisées», a déclaré la Dre Annie Léger, directrice des services professionnels.

Le personnel médical et les usagers sont donc invités à ne pas sauter aux conclusions et à ne pas propager de fausses informations, même si les apparences peuvent porter à confusion. Ce n’est pas parce qu’une personne est en observation et qu’elle présente des symptômes qui s’apparentent à la COVID-19 qu’elle en est atteinte.

Il y a 21 chambres à pression négative en région et d’autres pourraient être ajoutées au besoin. Les patients qui sont trop malades seront transférés à Montréal.

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