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06 juin 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Le projet Dumont à Launay prêt pour la remontée du nickel

Il ne manque plus que les fonds pour tout démarrer

Mine_Dumont_plan

©Magneto Investments

Ce schéma montre l’ampleur du projet Dumont, alors que la fosse et les infrastructures de surface couvriraient pratiquement la distance séparant Villemontel de Launay, le long du versant nord de la route 111.

Alors qu’il s’agit de l’un des plus riches dépôts de nickel de la planète, le projet Dumont à Launay tarde à se concrétiser. Ce n’est toutefois pas en raison d’un manque d’intérêt, mais plutôt du contexte particulier dans lequel il évolue présentement.

Des représentants de Magneto Investments, la coentreprise formée par Waterton (72 %) et RNC Minerals (28 %) pour développer Dumont, étaient présents le 26 mai lors de la foire virtuelle d’Explo Abitibi, le congrès régional de l’Association de l’exploration minière du Québec, afin de faire le point sur ce projet aux dimensions colossales.

Nombreux atouts avantageux

Selon la documentation fournie par la société, l’étude de faisabilité positive, actualisée en 2019, fait toujours état d’une production moyenne prévue de 39 000 tonnes de nickel par an pendant une durée de vie de mine évaluée à au moins 30 années.

Avec 1,028 milliard de tonnes de minerai pour 3,149 millions de tonnes de nickel contenues en réserves minérales prouvées et probables, Dumont serait, une fois en production, la quatrième plus importante mine de nickel du monde, après Norilsk (Russie), Jinchuan (Chine) et Vale Sudbury (Ontario). À cela s’ajoutent 2,165 milliards de tonnes de minerai pour 5,730 millions de tonnes nickel contenues en ressources minérales, tous types confondus.

Le projet présente également un faible ratio de décapage, soit une tonne de résidus stériles par tonne de minerai extraite. De plus, ces résidus ne seraient pas générateurs d’acide et offriraient même un potentiel de captation du carbone grâce à leur chimie particulière.

Enfin, le projet dispose de toutes les autorisations gouvernementales requises, tandis que le promoteur entretient de très bonnes relations depuis 2007 avec la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan ainsi que les communautés locales.

Une question de contexte

Avec autant d’atouts en main, plusieurs se demandent pourquoi Dumont tarde à se concrétiser. «C’est une question de contexte, a mentionné Robert Cloutier, géologue senior du projet. Le marché du nickel avait remonté en 2019, mais c’était alors une bulle basée sur les prévisions de consommation pour les véhicules électriques. Là, le marché qu’une véritable remontée est en train de s’amorcer, mais cette fois pour les bonnes raisons, soit la consommation réelle de nickel.»

La pandémie de COVID-19 est cependant venue brouiller les cartes en termes de recherche de financement, en engourdissant à peu près tous les pans de l’économie mondiale. Car Dumont nécessitera 1,018 milliard $ en capital initial. Si le montant peut paraître énorme, il s’agit néanmoins d’une baisse de 15 % par rapport à l’analyse de 2013.

«Quand une meilleure compréhension du virus aura stabilisé le portrait de l’économie, nous aurons alors beaucoup plus de facilité à pousser nos démarches de financement. Dumont pourra alors aller de l’avant, et pour les bonnes raisons», a commenté M. Cloutier.

Commentaires

7 juin 2020

pierremorissette

DUMONT NICKEL EST LOIN D ETRE LE PLUS RICHE, CA CEST A SUDBURY, L UNTERET DE DUMONT NICKEL C EST L IMMENSE TONNAGE BEN QU A FAIBLE TENEUR

8 juin 2020

Daniel fraser

Il me fera plaisir de vous aider cote choix de machinerie lourde et entrainement d operateurs avec mon experience de 10 annees ds les sables bitumineux de lalberta

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