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06 octobre 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Le hockey régional sur la table à dessin

Aucune solution n’est écartée par Hockey Abitibi-Témiscamingue

Citadelles midget espoir Grenadiers Lac-St-Louis

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Hockey Abitibi-Témiscamingue réfléchit à des façons de permettre aux équipes de la structure de jouer en région en attendant de savoir ce qui se passera avec la crise sanitaire au Québec.

Alors que Hockey Abitibi-Témiscamingue (HAT) tente toujours de trouver des solutions pour permettre aux jeunes de pratiquer leur sport, l’Association du hockey mineur de Rouyn-Noranda (AHMRN) a décidé, le 6 octobre, de retirer temporairement ses équipes des ligues régionales.

L’AHMRN a justifié sa décision en invoquant notamment le cas de COVID-19 qui avait été confirmé quelques jours plus tôt auprès d’un élève de l’école D’Iberville inscrit dans la concentration hockey. Elle souhaite ainsi limiter la propagation du virus. Ce retrait sera effectif jusqu’au 29 novembre, mais la situation sera réévaluée avant cette échéance pour le mois suivant. D’ici là, les équipes de Rouyn-Noranda joueront uniquement à l’intérieur de l’AHMRN.

Un casse-tête

Au cours des dernières semaines, les équipes élites de l’Abitibi-Témiscamingue voient la possibilité d’une saison un tant soit peu normale s’éloigner à mesure que les jours passent.

Étant donné que Hockey Québec n’est rendue qu’à la phase 5 de son plan de retour au jeu, seuls les matchs régionaux sont permis en ce moment. «On est en train de déterminer comment placer nos équipes élites dans nos ligues BB. Par exemple, le bantam AAA pourrait jouer dans le midget BB», a mentionné le président de HAT, Christian Beaulé.

«Alexandre Chénier est sur la tâche à temps plein sur ce point pour trouver des façons de faire et des adversaires à chacune des équipes de la structure», a-t-il ajouté.

Le cas le plus complexe est celui des Citadelles midget espoir. «Ils sont un peu pris entre l’arbre et l’écorce. Ils sont un peu trop forts pour le midget BB, mais pas assez pour jouer avec les Gaillards et les Forestiers», a expliqué Christian Beaulé.

Toute solution envisagée

À l’heure actuelle, la Ligue midget AAA ainsi que le hockey collégial se dirigent vers un arrêt de leurs activités au moins jusqu’à la fin octobre. Cela veut donc dire que les Forestiers d’Amos et les Gaillards du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue vont continuer de s’affronter plus souvent qu’à leur tour. «Ils s’affrontent avec des équipes réduites à dix, donc c’est un peu comme avoir quatre équipes en tout, mais disons que ce n’est pas la plus grosse rotation», a avoué le président de HAT.

Ce dernier n’envisage pas, pour le moment, d’intégrer les trois équipes non fédérées dans la rotation. «Dans une année comme celle-là, on retourne toutes les pierres pour trouver des solutions. Alors, oui, c’est quelque chose qu’on pourrait regarder. Le gros problème, c’est au niveau des assurances. C’est là que ça freine. Mais il y a toujours possibilité», a-t-il indiqué.

«On a un côté non-fédéré, mais je ne le considère pas comme de la compétition parce qu’il s’agit d’un complément à notre calibre de jeu», a-t-il ajouté.

Le fait que les équipes de la région ne puissent jouer avec les formations du Nord-Est de l’Ontario ferme aussi des portes. «Kirkland Lake, New Liskeard, Timmins, ce serait des équipes accessibles. Ça élargirait notre bassin», a fait valoir Christian Beaulé.

Opportunité de changement

Néanmoins, le président de HAT pense que son sport ressortira de cette crise avec du positif. «Disons que notre début de saison n’est pas simple. On essaie d’être ingénieux et de changer nos manières de faire. Sur ce point, je dirais que c’est positif parce que le hockey a toujours été réfractaire aux changements. Il y a des choses qu’on pourrait garder par la suite», a-t-il indiqué.

«On regarde notamment pour appliquer une formule ʺshowcaseʺ, a-t-il enchaîné. C’est-à-dire que quatre équipes joueraient par exemple à La Sarre en s’affrontant en rotation. Ça permettrait de jouer plus de matchs et seulement sur une journée.»

Si la formule se révèle positive, elle pourrait demeurer dans le futur. «Pour les parents, comme ce serait seulement une journée dans la fin de semaine, ça leur donnerait une journée de congé pour faire autre chose. C’est aussi un format qui est utilisé dans le sport scolaire», a fait observer M. Beaulé.

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